Douceur printanière, sortie estivale, pluies automnales, échappées hivernales ; René Bonnet parcourt nos routes départementales, nos chemins communaux au rythme de sa foulée, il est à l'instar des amateurs de course à pied que nous croisons régulièrement, l'un des repères de notre paysage familier. Courir est un plaisir toujours renouvelé, il n'y a pas de mauvaise saison pour le coureur à pied ; il faut néanmoins éviter les gros efforts sous une chaleur caniculaire.
Les premiers « pas »
René débute la course à pied avec son admission dans la police en octobre 1970, le footing quotidien d'une dizaine de kilomètres y est obligatoire. Dès lors, il a le pied à l'étrier et ses aptitudes naturelles le conduisent à intégrer l'équipe du huitième groupement de police. Il participera à de nombreuses compétitions dans la région Rhône-Alpes (cross semi-marathon) et sera qualifié à cinq reprises pour les championnats de France de cross (Saint Brieuc, Béthune, Liévin...).
Son club : l'UMS athlétisme
En 1984, René prend une licence au sein de l'UMS, club-phare de la région, près de vingt ans plus tard, sa fidélité au club ne s'est pas démentie ; les maillots rouges sont souvent aux avant-postes des courses départementales et régionales dans les différentes catégories d'âge. De cette adhésion à un club FFA, au-delà de sa pratique individuelle qu'il peut mener sans contrainte, il met en avant le sentiment affirmé de l'appartenance à un groupe, une équipe. Lors des compétitions, les plus anciens encadrent les plus jeunes, le club est une grande famille où les termes, respect, entraide, solidarité ont un sens. René considère l'athlétisme comme un sport de base dans la formation d'un enfant.
Ses sorties habituelles
Notre région offre une variété de parcours tout à fait remarquables, à raison d'environ quatre sorties hebdomadaires, notre coureur local s'entraînera sur les chemins et les routes de Puygiron, Espeluche, Le Colombier, La Bâtie-Rolland, Rochefort en Valdaine... pour des sorties de 12 à 17-18 Km.
Les courses
En moyenne, il participe à une douzaine de courses dans l'année ; avec les "incontournables" : Privas, Montélimar, Pierrelatte, la Transclavienne, (Allan) ; il était présent au Teil pour la course du Pélican, le 2 mars ; belle course très pentue de 12 kilomètres et sera sur la ligne de départ des foulées du robinet de Donzère le 16 mars. René ne s'est jamais aligné sur la distance du marathon, mais qui sait ?
Ses motivations
Au premier plan, il évoque le bien-être procuré par la course à pied dans le cadre d'une hygiène de vie. Pour certains, on parlera même d'art de vivre. Les bienfaits sont multiples : faculté de récupération, vélocité, détente... René aime à rappeler l'ambiance qui règne sur la ligne de départ d'une course empreinte de camaraderie, de convivialité, de respect ; la course sur route possède la particularité rare de voir se côtoyer le champion international et le coureur local (Aïssa Belaout et Brahim Lalhafi, entre autres, finalistes olympiques ont porté les couleurs de l'UMS).
Courir renvoie à un geste si naturel qu'il vous place tout de suite en harmonie avec votre cadre de vie, même en vacances, un short, un tee-shirt, des chaussures de sport (adaptées à la pratique du "jogging") et vous partez à la découverte... "4 au kilo", ça évoque quoi, pour vous ? Eh bien non, ce n'est le prix d'un kilo d'oranges, mais le temps réalisé (4 minutes) pour parcourir un kilomètre en courant, voici un exemple du jargon employé chez les arpenteurs de bitume.
Attention, ne vous laissez pas tenter, sous peine d'être définitivement conquis et coureur à pied pour la vie.
Merci René et bonne route !
Les clubs : UMS athlétisme, Club 26 Allan, Le Teil court.....
P. J.
Publié dans le Giron n° 4 (avril 2003)
A
marche forcée de Slavomir Rawicz, aux Éditions Phébus. A pied du Cercle polaire à l'Himalaya. Hiver 1941. Officier capturé par les Soviétiques, l'auteur échappe au sort réservé à tous les
officiers polonais, une balle dans la nuque, et se retrouve dans un goulag sibérien près du Cercle polaire avec quatre mille prisonniers. Avec six compagnons, il réussit à s'évader et à atteindre
en deux ans, sans aucune connaissance géographique, l'Inde, au prix de souffrances indescriptibles dans le froid extrême d'abord puis dans le désert de Gobi que certains réussirent à traverser
sans eau. Ce récit est un classique de l'aventure réédité grâce à l'initiative du regretté Nicolas Bouvier et traduit en dix-huit langues.
Et c’est mon cas pour L
-
Le village sans voitures. Une
qualité de vie certaine.
Il y avait 1970 un effectif de quatre-vingt-quinze personnes.
La minoterie a fermé en 1971 et comptait huit ouvriers. Le dépôt de bilan et la fermeture des derniers ateliers eurent lieu en décembre 1985. Les bâtiments actuels sont vides, le matériel a été
dispersé, acheté par des professionnels du textile. Une partie importante a permis l’installation du Musée de la soie d’abord à Montboucher, ensuite à Taulignan dans des locaux mieux adaptés.

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