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11 juillet 2016 1 11 /07 /juillet /2016 22:21
L'ambroisie creuse le trou de la Sécurité sociale

Santé Jean-Baptiste Labeur |

En 2013, les allergies à l'ambroisie ont coûté 15,5 millions d'euros à la Sécurité sociale en Rhône-Alpes. L'impact de cette plante invasive inquiète de plus en plus les pouvoirs publics. une plate-forme numérique de signalement à même été lancée.

C'est déjà le cauchemar des allergiques, l'ambroisie va-t-elle devenir un jour aussi celui des caisses de l'État ? En 2013, les allergies à l'ambroisie ont coûté la bagatelle de 15,5 millions d'euros à la Sécurité sociale pour la seule région Rhône-Alpes. Un montant loin d'être anodin, alors que l'Assurance-maladie, cherche à faire des économies par tous les moyens.

La vallée du Rhône très exposée

Originaire d'Amérique du Nord, l'ambroisie est une plante invasive. En août et septembre, son pollen est l'un des plus allergisants. Cinq grains dans un m3 d'air suffisent à déclencher rhinite, conjonctivite et des crises d'asthme parfois violentes. La plante appréciant les terrains nus, elle profite des friches, des chantiers pour proliférer et étendre depuis une vingtaine d'années sa répartition. Rhône-Alpes est la région plus touchée en France, avec principalement le sillon rhodanien, Drôme, Ardèche, Rhône, Ain et l'Est de l'Isère.

+32 % de cas d'allergies en cinq ans.

« L'an dernier, 3 millions de Rhônalpins ont été exposés aux pollens d'ambroisie. 202 172 ont consulté pour des allergies», précise Marie Agnès Champgier, ingénieur sanitaire à l'Agence régionale de santé (ARS). Le chiffre est sans doute sous-estimé, car il n'intègre pas la totalité des remontées des caisses d'assurance-maladies ni les personnes qui pratiquent l'automédication. L'ARS évalue en fait à 10 % le nombre d'allergiques supplémentaires. Le plus inquiétant est peut-être à venir, car le phénomène est en progression. « On compte 32 % de cas en plus qu'en 2008. C'est préoccupant », ajoute Marie-Agnès Champgier. À moyen terme, l'addition pourrait donc s'alourdir pour la Sécurité sociale.

Depuis plusieurs années, les Préfets imposent pourtant par des arrêtés la destruction des plants sur le domaine public comme les terrains privés (à 95 % agricoles). Des comités de pilotage ambroisie existent dans chaque département. On compte également dans les communes 1500 référents "ambroisie". Mais la plante ne régresse pas et dans les actions de lutte, il y a encore de grandes disparités entre les collectivités. « Le cœur du problème reste de mettre en place des politiques visant à réduire l'extension de la plante. Certains élus sont encore insuffisamment sensibilisés à la hauteur des enjeux. Mais désormais ce fait réagir les pouvoirs publics, c'est le coût économique en matière de santé » estime Alain Chabrolle, vice-président au conseil régional, chargé de la santé-environnement.

Si le coût de l'ambroisie pour la santé est quantifiable, celui sur les budgets des collectivités locales l'est plus difficilement. Le fauchage et l'arrachage passent dans les postes voirie des mairies et des conseils généraux. Néanmoins certains ont des plans très précis de lutte. Viennagglo a choisi de jouer sur une faiblesse de l'ambroisie. L'idée est de réduire les terrains découverts avec la plantation de végétaux assurant une couverture du sol, afin d'éviter aux graines d'ambroisie de germer.

L'ambroisie ne préoccupe pas que la France, 23 États se sont fédérés dans un congrès international et le 21 juin aura lieu la journée mondiale de lutte contre l'ambroisie. Freiner l'extension de la plante devient essentiel en Rhône-Alpes, pour s'épargner dans le futur, un scénario catastrophe comme en Hongrie ou en Croatie. Dans ces pays, où les moyens de luttes sont réduits, 50 % des habitants sont allergiques.

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Le village perché de Puygiron

                                                               Aquarelle de Morice Viel

Belvédère de la Drôme provençale, situé sur un mamelon dominant le Jabron et la plaine de la Valdaine, offrant un très beau point de vue. Au hasard des ruelles, on admirera portes et fenêtres encadrées de pierres sculptées. Le premier village médiéval était situé à Saint-Bonnet, près du prieuré carolingien, sur le site d’une villa gallo-romaine. Ce premier village fut abandonné au XIIIe siècle et les habitants se réfugièrent sur « le puy » sous la protection du château.

Le château : construit fin XIIe / début XIIIe siècle, construction rectangulaire flanquée de quatre tours, l’une d’elles formant donjon. À proximité, la salle des gardes, avec une énorme cheminée et des voûtes retombant sur un énorme pilier central. Une cour intérieure avec une tour Renaissance hexagonale possédant une porte ogivale et escalier à vis. Le château a été classé monument historique en 1957.

L’église, de style roman, construite en 1867. La chapelle romane Saint-Bonnet : datée du XIIe siècle, église paroissiale jusqu’en 1770, elle présente une abside en demi-cercle voûtée en cul-de-four, un chœur surélevé, une nef unique de trois travées, un escalier à vis qui conduisait à un clocher aujourd’hui disparu. La pierre de Puygiron a été exploitée jusqu’en 1914.

Puygiron a eu son chantre, le félibre Morice Viel (1881 - 1929).

D'après Jeannine Laurent (Etudes drômoises, n° 3, année 2000, p. 41)

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