Les femmes représentent la moitié de l'humanité. Avant les années cinquante et hormis quelques rares exceptions, elles étaient fréquemment confinées à des rôles subalternes. Le certificat d'études était pour elles le diplôme nécessaire et suffisant : il était inutile d'aller au-delà. L'homme avait tous les droits et la femme écoutait... me dit Jeanne. Les femmes n'avaient pas non plus libre accès à leurs biens personnels et il fallut attendre 1965 pour qu'elles puissent signer des chèques sans l'autorisation de leur époux. Les affaires politiques étaient considérées comme hors de portée de l'esprit féminin et il n'était donc pas question que les femmes puissent voter. Suite à des luttes longues et difficiles, au début du siècle, elles se sont vues peu à peu reconnaître un accès au droit de vote égal à celui des hommes.
Durant la première guerre Mondiale, d'importantes pénuries de main d'œuvre masculine se présentèrent et les femmes durent occuper des emplois
traditionnellement masculins. Cela provoqua dans les esprits de nombreuses remises en question sur leurs capacités. En 1919, la Chambre des Députés se prononça en faveur de droits politiques pour
les femmes, mais le Sénat bloqua la mesure. La ville de Bobigny élisait Marthe Tesson adjointe au maire le 18 mai 1925 ; cependant, une loi de janvier 1926 enlevait aux femmes toute
responsabilité au sein des conseils municipaux.
Dans les grandes villes, les suffragettes luttaient pour obtenir le droit de vote, mais les femmes de Puygiron étaient peu au courant de leur combat. L'accès à l'information se réduisait à quelques nouvelles régionales dans Le Petit Dauphinois. Jeanne et Monette se souviennent de l'arrivée dans le foyer de leur premier appareil radiophonique en 1950 seulement !
Pendant l'Occupation, de nombreuses femmes rejoignirent les rangs de la Résistance. Un engagement qui conduisit la France libre du général De Gaulle à reconnaître l'égalité politique des sexes.
Le droit de vote fut accordé aux femmes en France le 21 avril 1944, mais ne
sera en usage que le 29 avril 1945 pour les élections municipales, puis en octobre
pour les élections législatives. À Puygiron, cette nouvelle ne fut pas accueillie à la hauteur de son importance. On ne l'attendait pas... On sortait juste de la guerre, et tous étaient accablés.
On enlevait les éclats d'obus dans les jardins et l'on se remettait doucement... Ce qui paraissait capital finalement était la réapparition de l'élection démocratique du Maire.
N'oublions pas que sous Pétain, le Maire était nommé par le Préfet, souvent conservateur. Pierre se souvient de la nomination de son père, ancien gendarme, et de celle de M. Aymard. Les femmes allèrent voter la tête basse derrière leur mari. Votaient-elles comme eux ? Ce n'est pas certain et Monette se rappelle ne pas avoir été toujours du même avis que son époux !
Je demande à Monette, si elle se souvient de quelques anecdotes : oui, elle sourit en évoquant les deux voix données à l'âne Pompon et le nom de son mari rayé au profit d'elle-même !!! Elle énumère les Maires qui se sont suivis, M.Aymard, M. Deloule et puis, bien sûr, son époux.
En 1947, Germaine Poinso-Chapuis devient la première femme nommée ministre en plein exercice, Ministre de la santé publique et de la famille. En 1989, Catherine Trautmann devient la première femme maire d'une ville de plus de 100 000 habitants, Strasbourg. En 1991, Edith Cresson devient la première femme nommée Premier Ministre.
En 1999, la Constitution intègre le principe de parité, qui permet une loi sur l'égal accès aux fonctions politiques l'année suivante. La loi du 6 juin 2000 sur la parité prévoit une parité totale pour les scrutins de liste et des sanctions financières aux élections législatives si le nombre de candidats d'un sexe dépasse de 2 % celui de l'autre. Aux élections législatives de 2007, la représentation des femmes à l'Assemblée Nationale atteint un nombre sans précédent : 107 femmes ont été élues ou réélues, soit 18,54 % du nombre total de députés. Depuis, la France figure au 58e rang mondial et au 15e rang en Europe pour la représentation des femmes au Parlement.
Merci Jeanne, Monette et Pierre d'être toujours aussi enthousiastes et accueillants.
D. R.
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XIIe siècle, le maire fait son
apparition. En effet, dès lors que la commune était reconnue juridiquement et politiquement, il lui restait à se doter d'un représentant. Selon l'époque et les lieux, on parlera de « pairs,
d'échevins, de consuls ou de conseillers ».
même traverser le papier avec
la pointe de son stylo... Mais c'est vrai qu'on ne l'aime pas ce candidat ! On va même parfois jusqu'à le remplacer par Brigitte Bardot ou l'âne de notre voisin, c'est dire !!!... À ce jeu-là,
une liste cohérente, majoritaire en voix le jour du scrutin, peut perdre plusieurs de ses membres, voire sa tête de liste. À l'inverse la tête de liste élue avec une majorité de suffrages peut se
voir privée de tout ou partie de son état-major. Pas grave me direz-vous, "ils sauront bien se débrouiller ensemble". Finalement les électeurs sont contents, le panachage a permis à une bonne
partie d'entre eux de jouer aux petits chevaux et de se composer "son équipe idéale" en se fichant souvent des projets des uns et des autres. Ce mode de scrutin porte en lui-même quelque chose de
profondément négatif. On élimine plus qu'on ne choisit. On écarte celui qui n'a pas cédé aux intérêts particuliers plutôt que l'élu complaisant avec la légalité. On parle de démocratie, mais il y
a dans ce mode de scrutin une part de défoulement qui n'est pas sans conséquence pour les années à venir.
William Wheeler (Auteur), Laurence Toussaint (Photographies). Du
jardin ouvrier au potager du Roi, les plus beaux potagers de France sont ici rassemblés, décrits et illustrés. Avec, en fin d'ouvrage, des conseils pratiques pour créer votre potager, quelle que
soit la surface dont vous disposez, et les meilleures adresses de jardins à visiter.
Pour les enfants
Depuis le printemps, Chantal et Jacques Dorier nous accueillent au bas du
village avec des fleurs. Merci pour cette heureuse initiative ! Voilà un moyen verdoyant de « clore » sa propriété. Les fleurs ont leur langage... Ici, c'est sans doute un message, un témoignage
de sympathie ou comment concilier le besoin légitime d'intimité et une meilleure intégration dans la verdure et le paysage.
puygironnais, et de Gérard Planel, notre voisin de Rochefort.
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