In memoriam

Vendredi 7 novembre 2008

       "Ne pleurons pas celui que nous avons perdu, au contraire, réjouissons-nous de l'avoir connu".

       Jean-Paul Sauvan a, lundi, au nom de la paroisse, accueilli dans l'église St Bonnet la nombreuse assistance venue se recueillir pour les obsèques du Colonel Stanislas du Port de Poncharra, qui s'est éteint chez lui dans le château familial de Puygiron, lucide et "droit dans ses bottes", à l'âge de 97 ans.

       Commandeur de la Légion d'Honneur, Président honoraire de nombreuses amicales d'Anciens Combattants, dont celle de son village où il avait assisté aux cérémonies patriotiques du 11 novembre. Il a rejoint son épouse Brigitte*, née de Conchy, décédée en février dernier, avec laquelle il aurait fêté cette année leur soixante-dixième anniversaire de mariage. Sa famille, son village, ses amis, ses camarades de combat, ont rendu hommage à un homme droit et sincère, aux forces morales et aux convictions inébranlables.

       Hommage à l'officier racé et courageux, ayant participé aux trois conflits majeurs de notre pays.

        Hommage à l'ami fidèle et généreux. Hommage au chef de famille, père de six enfants, grand-père de dix petits-enfants et arrière-grand-père de six, bientôt sept arrière-petits-enfants.

        Un homme d'exception, ayant contribué au prestige du nom qu'il portait.

Jean-Paul Sauvan l'a remercié aussi en tant que maire et président des Anciens combattants et a conclu par un « A-Dieu, mon colonel ! »

                             Mauricette Allard, correspondante au Dauphiné Libéré

* Décédée le 21 février 2007. Cette même année le 19 avril décédait son gendre Jacques Degors.

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Mercredi 29 octobre 2008

       Jean, tu nous as quittés... Ton allure élégante, ton âme de grand seigneur, ton attention de chaque rencontre, et ton intérêt pour les autres sans malveillance... Tu fus très actif au sein du comité des fêtes de Puygiron de 1985 à 2001, en créant, par exemple, en 1986 le groupe des majorettes « les cigognes », et en animant le groupe théâtral. Nous nous rappellerons longtemps ces représentations, La Saint Ambroise, Fermez les portes ou  J'y suis, j'y reste !  Je me souviens encore de nos fous rires dans le grenier d'Yves Geffroy pendant les répétitions de cette dernière pièce, de tes mots gentils et réconfortants quand je n'arrivais pas à retenir mes longues tirades.

       Les grandes douleurs de la vie ne t'avaient pourtant pas épargné. Mais malgré tout, tu gardais cette distinction, cette retenue posée, notamment dans nos discussions sur le banc de pierre de la place de la gloriette. Il m'arrive encore de te guetter vers 15 heures, heure de la promenade de ta petite chienne Salsa...

                                                                                     D. R.

             Publié dans Le giron n° 12 (juillet 2007)


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Dimanche 28 septembre 2008



Texte écrit et lu à l'église par ses enfants à l’occasion des funérailles de Nicole Lacroix à Lyon le 6 mai 2006.


Pour nous vous étiez « notre petite Mame », pour d’autres « Colo », « tante Nic » ou encore « Nicole » et j’en oublie certainement, tant vous aviez d’amis, avec pour chacun une histoire personnelle pleine d’amour et d’humanité.

Vous étiez une femme, féminine jusqu’au bout des ongles, digne et élégante, ce que nous appelons avec respect « une Dame ». Une dame qui plaçait avec courage, dynamisme et humour, sa condition humaine à la place souhaitée par son créateur. Ouverte sur le monde, sa beauté, ses mystères et sa réalité, ses misères parfois. Vous étiez toujours prête à voyager, à écouter, à entamer une relation avec qui que ce soit, pourvu qu’il ait du coeur. Oreille attentive, confidente, nous savions tous que nos « problèmes » ou nos misères ne vous étaient pas indifférents et que vous cherchiez inlassablement, sinon des solutions, en tous cas des mots consolateurs, réconfortants, stimulants. Vous aimiez tant la vie que vous vouliez la retransmettre à ceux qui en étaient fatigués.

Vous allez tant nous manquer. Vous étiez aussi chrétienne, très attachée aux principes fondamentaux et vivants de la foi, de l’espérance et de la charité. Votre foi était vivante, vibrante, humaine, ouverte sur les plus pauvres et les plus seuls. Et vous appréhendiez tant, vous-même, la solitude et l’espérance pure et sans concession qui vous habitait : vous nous disiez avec 1’humour qui masque la pudeur : « c’est forcément bien là-haut, auprès de Dieu, puisque personne n'en n’est jamais revenu mécontent ! Quant à votre charité, les témoignages d’amour qui nous reviennent aujourd’hui en sont la marque. Vous étiez aussi une mère attentive, obsédée par le bonheur de ses enfants, donnant et donnant sans cesse ni compter de son temps, de ses prières, de ses caresses.

Nous allons continuer à vivre en nous remémorant et en essayant de faire nôtres les valeurs que vous avez su nous transmettre. Vous avez retrouvé au ciel ceux que vous aimiez. Continuez à veiller sur nous tous, pendant que nous continuerons à penser à vous, à prier pour vous, à vous aimer. Vous étiez et vous restez une dame d’amour, auprès de Marie à qui vous allez certainement demander d’intercéder pour nous auprès de Jésus.

Merci, Merci, Merci et à bientôt, chère Mame.

 

Publié dans Le Giron n° 10 (juillet 2006)

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Mardi 19 août 2008

                                                                           Frédéric Bintein 1987 

Frédéric, Fred, et on a envie d’ajouter Kikou car pour les plus vieux de tes amis tu as su garder ton enfance intacte, l’âme simple et généreuse, de celui qu’ils ont connu petit, un peu sauvage, si sensible à tout ce qui l’entourait et qui l’est resté. Nous te parlons comme on pourrait te parler, assis avec toi et Karine, dans la salle de ta maison où vous accueilliez vos amis, avec un air de musique qui traînait, Léa faisant ses devoirs, Alice lisant dans sa chambre, et la chatte allaitant ses petits. Mais aujourd’hui on est mal, on a du chagrin, car tout ce bonheur tranquille, que l’on ne mesure pas quand on le vit au jour le jour, est saccagé. On a mal parce que tu nous laisses avec le bonheur de l’amitié, de l’affection, rompu, parce que tu devais encore vivre pour toi et les tiens, que cet assombrissement touche le reste de notre vie. Un ami c’est le prolongement de soi même, c’est un morceau de son espace privé et rien n’est plus pareil s’il en est arraché. On sait qu’avec le temps on pourra t’évoquer plus sereinement mais rien ne comblera ce trou dans le tissu brillant de l’amour, car l’amitié, c’est de l’amour. On a du chagrin car tu nous manques déjà, on a du chagrin pour ta famille dont on est solidaire, nous ne sommes pas ta famille de sang mais ta tribu qui elle aussi pleure.

On croit ou on ne croit pas que les morts continuent leur vie quelque part. Parmi nous certains ont l’espérance que tu ne nous quittes pas définitivement et que dans ce silence de l’absence tu veilles et nous te veillons et qu’un jour dans une grande lumière, chacun retrouvera celui ou celle qui l’a quitté. Mais si l’on n’a pas cette espérance là il y a une certitude pour tous c’est que tu nous habites et que quelque chose de toi est greffé en nous comme ces plantes que tu aimais. C’est aussi cela l’immortalité, cette transmission du souvenir. Nous ne taillerons pas nos rosiers sans penser à toi qui aimais garder aux plantes leur aspect le plus naturel, toi qui aimais cette alliance avec la terre et tout ce qui poussait et refusait la domestication brutale des hommes. Quand tu prenais le virage devant le château avec ta remorque bourrée de branchages, d’outils, il y avait ton sourire au volant, ta main amie qui faisait un petit geste.

Cher jardinier plus savant que tu ne voulais le dire, ingénieur trop modeste, optant pour la simplicité absolue, les vertus humaines, le respect pour tous, la justice, nous te donnons les fleurs invisibles de ce jardin intérieur où nous cultiverons ton visage qui nous habitera jusqu’à ce qu’à notre tour nous fassions le grand voyage jusqu’au quai où tu nous attendras.

 

N. P.

Publié dans Le Giron n° 6 (juillet 2004)

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Vendredi 25 juillet 2008


Deux décès sont à déplorer : Marcel Lallement et Lélé Gay, ce qui nous ramène à vingt membres actifs. Nous sommes prêts à accepter toute personne désirant devenir membre honoraire pour une cotisation annuelle de 8 €. Un voyage est prévu en septembre ; vous y êtes conviés.

Avec notre porte-drapeau Hubert Vernet, nous avons participé à l'inauguration de la rue René Cassin à Montboucher et à la cérémonie de baptême d'une nouvelle association à Savasse.

Notre assemblée générale est prévue le samedi 23 mars en mairie.

                                                                  
                                                                                   Jean Bintein

Publié dans Le Giron n° 2 (mars 2002)
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LE GIRON

L'association

                L'association "Le Giron" a été créée le 24 septembre 2001. Elle a pour objectif de favoriser la rencontre et le dialogue entre les habitants de la commune afin de réfléchir ensemble à l'évolution de leur cadre de vie.

Mail : legiron@voila.fr

Le Giron, bulletin semestriel

Un bulletin pour quoi faire ? Pour se rassembler le temps d’une lecture, se dire qu’on fait partie d’un village et qu’on a des intérêts, des souvenirs, des projets communs. Pour donner envie aux gens de réfléchir à ce qui se passe autour d’eux, à parler à leur tour car seul dialogue fait avancer le monde.

Le village perché de Puygiron

                                                               Aquarelle de Morice Viel

Belvédère de la Drôme provençale, situé sur un mamelon dominant le Jabron et la plaine de la Valdaine, offrant un très beau point de vue. Au hasard des ruelles, on admirera portes et fenêtres encadrées de pierres sculptées. Le premier village médiéval était situé à Saint-Bonnet, près du prieuré carolingien, sur le site d’une villa gallo-romaine. Ce premier village fut abandonné au XIIIe siècle et les habitants se réfugièrent sur « le puy » sous la protection du château.

Le château : construit fin XIIe / début XIIIe siècle, construction rectangulaire flanquée de quatre tours, l’une d’elles formant donjon. À proximité, la salle des gardes, avec une énorme cheminée et des voûtes retombant sur un énorme pilier central. Une cour intérieure avec une tour Renaissance hexagonale possédant une porte ogivale et escalier à vis. Le château a été classé monument historique en 1957.

L’église, de style roman, construite en 1867. La chapelle romane Saint-Bonnet : datée du XIIe siècle, église paroissiale jusqu’en 1770, elle présente une abside en demi-cercle voûtée en cul-de-four, un chœur surélevé, une nef unique de trois travées, un escalier à vis qui conduisait à un clocher aujourd’hui disparu. La pierre de Puygiron a été exploitée jusqu’en 1914.

Puygiron a eu son chantre, le félibre Morice Viel (1881 - 1929).

D'après Jeannine Laurent (Etudes drômoises, n° 3, année 2000, p. 41)

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