Chaque année, en Europe, 100 000 enfants meurent de maladies causées par l’environnement (70% des cancers sont liés à l’environnement dont 30% liés à la pollution et 40% liés à l’alimentation). Chaque année, en France, on constate une augmentation de 1,1% des cancers chez les enfants.
Jean-Paul Jaud fixe l’objectif de sa caméra sur une tragédie environnementale : l’empoisonnement de nos campagnes par la chimie agricole et les dégâts occasionnés sur la santé publique, notamment celle de nos enfants. En France, l’incidence du cancer a augmenté de 93% en 25 ans chez l’homme. De nombreuses initiatives ont vu le jour pour nous informer des dangers que les pesticides font peser sur notre santé. Dénoncer l’influence de ces produits, faire passer le profit avant la santé de nos enfants, c’est le but de ce film documentaire qui passe dans nos salles.
Ce film raconte le combat de Barjac, une commune du Gard qui décide de financer le passage au tout bio de la cantine scolaire. Nous pouvons voir dans ce film les ravages de la chimie agricole sur l’environnement et la santé des habitants : des liens indiscutables sont établis entre cancer et pesticides. Les différents intervenants du film, enfants, parents, enseignants, soignants, journalistes, paysans, élus, scientifiques et chercheurs livrent leurs sensations, leurs analyses, leurs angoisses, leur colère et le fruit de leurs travaux à la caméra. Chacun raconte son expérience, dénonce les abus, pose les problèmes, mais tous proposent des solutions. Les enfants sont les acteurs de cette nouvelle force qui se lève et se joignent à leurs parents pour nous proposer d’autres chemins. Dans cette région de France, fortement agricole, on voit se côtoyer les paysans traditionnels et les « bio », des moments poignants et parfois drôles font de ce film non pas une fable mais un avenir qui peut être meilleur pour nos enfants. Le film nous fait aussi entrer à l’UNESCO, lors d’un colloque réunissant des sommités de la médecine, signataires de l’Appel de Paris.
D. J.
L'Appel de Paris déclare :
Article 1 : Le développement de nombreuses maladies actuelles est consécutif à la dégradation de l’environnement.
Article 2 : La pollution chimique constitue une menace grave pour l'enfant et pour la survie de l'Homme.
Article 3 : Notre santé, celle de nos enfants et celle des générations futures étant en péril, c'est l'espèce humaine qui est elle-même en danger.
Publié dans Le Giron n° 16
(juillet 2009)
excédentaire par rapport aux normales de saison, mais ce chiffre ramené au cumul des
pluies des 6 derniers mois correspond néanmoins à un régime normal. Ce mois de mai bien arrosé était bien visible dans le paysage, les pluies ont permis de dynamiser les cours d'eau. Pour preuve,
les écoulements du Drôme, du Gournier, du Jabron sur la commune de Puygiron faisaient apparaître des eaux de surface abondantes avec une amélioration d'ensemble des niveaux. En ce qui
concerne le Drôme, il
est bien rare qu'il coule de manière régulière comme actuellement.
Photo Patrick Olivon
Cette biodiversité nous propose de
nombreuses essences d'arbres : chênes, bouleaux, frênes, peupliers, saules, érables et toute une variété de plantes terrestres et aquatiques. Son dynamisme se caractérise aussi par les variations
de son débit. Un épisode orageux avec pluies torrentielles peut provoquer une crue impressionnante ; à l'inverse, en période estivale chaude et sèche, le cours d'eau est beaucoup moins alimenté.
Il y a quelques années, il pouvait disparaître pour quelques semaines en plein été. Dans les numéros à venir, nous essayerons de proposer d'autres promenades au fil du Jabron, pour une découverte
de la rivière et de ses berges.

Derniers Commentaires