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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 09:17

Puygiron Art Festival affiche033 Festival 2012 

       Une programmation est toujours le fruit d’un désir et d’une vision. Florence Chalamet, pianiste et fondatrice du festival, a souhaité associer à la musique la figure d’une grande danseuse, chorégraphe et pédagogue, Isadora Duncan, née à San Francisco en 1877. D’abord parce que la danse et la musique se conjuguent depuis la nuit des temps. L’homme danse, chante, il s’accompagne d’instruments. Ensuite parce qu’elle représente bien la création, toutes les créations libres, portée par une utopie. Elle a ouvert la voie à la danse contemporaine, celle que l’on appelle la modern dance. De grandes figures de la danse contemporaines comme Merce Cunningham ou Martha Graham lui sont redevables de cette première rupture avec une esthétique rigide. Libération du corps, adoption d’une gestuelle rattachée à la culture grecque antique, vêtements souples et pieds nus pour une quête du naturel. Mise en veilleuse de la musique de ballet au profit des concertos et symphonies, de Bach, Beethoven, Scriabine, Schubert, musique des tziganes… où elle communie dans une élévation de l’âme qui charge de sacralité sa chorégraphie Des choix éclectiques au gré de la fantaisie toujours créatrice de cette artiste d’exception, grande voyageuse, égérie, modèle et amie des plus grands, tels Rodin, Bourdelle, Picasso.

       Afin d’éclairer l’esprit de la danse d’Isadora nous avons le plaisir d’accueillir un spectacle créé pour le festival par les élèves du Conservatoire de Montélimar, avec une musique originale de Gilles Trial.

        Pour donner une image de cette femme extraordinaire Florence Chalamet s’appuie sur un texte qui n’est pas une biographie d’Isadora, mais un texte de création littéraire de Natacha de Pontcharra, dramaturge, publiée et jouée au théâtre. Commande du festival de la danse d’Uzès. Au cours des cinq concerts des extraits de ce texte très dense, lus par Natacha de Pontcharra et Vassilissa Proust, permettront de suivre quelques moments fondateurs de la vie d’Isadora. Vie lumineuse dans la création, le succès, mais aussi marquée par des drames, comme la mort accidentelle de ses deux jeunes enfants, le suicide de son mari le grand poète russe Serge Essenine et sa propre disparition puisqu’elle mourut en 1927 étranglée par son écharpe qui s’était malencontreusement prise dans les rayons de la roue de la Bugatti qu’elle avait empruntée à l’un de ses amoureux de passage.

                                                                          Nicole de Pontcharra

 

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       Rendez-vous les 4, 5, 6 et 7 juillet 2013 pour la quatrième édition du festival qui comportera six concerts sur le thème du voyage.

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3 août 2012 5 03 /08 /août /2012 18:40

 

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       La musique remonte à la nuit des temps, et l'on retrouve des musiques – certes éloignées des nôtres – dans les civilisations primitives, ce qui semble confirmer que la musique est indissociable de l'homme. Elle est aussi indissociable de la religion. On le constate notamment dès les origines de nos civilisations judéo-chrétiennes. On imagine le roi David chantant la louange de Dieu en s'accompagnant sur une harpe ou une lyre, cousines éloignées de la cithare avec laquelle les communautés religieuses soutiennent aujourd'hui le chant des psaumes.

       Dès le Moyen-âge avec les troubadours, la musique s'adjoint un nouveau rôle de divertissement, qui ne cessera dans la succession des époques Renaissance, baroque, classique, romantique, contemporaine.

       En même temps, les moyens de transmission évoluent : de la simple transmission orale d'un musicien à l'autre, on passe à l'écriture sur parchemin puis sur papier, puis à l'imprimerie et enfin à des moyens de diffusion qui permettent à chacun d'écouter ou visionner des enregistrements ou des concerts et aussi au monde musical de communiquer. On a du mal à imaginer aujourd'hui que la seule façon d'écouter une symphonie de Beethoven à l'époque du compositeur il y a deux siècles, ou même de Brahms il y a à peine plus de 100 ans, était de se rendre dans une salle de concert. Aujourd'hui, chacun peut écouter à chaque instant la musique correspondant à ses aspirations.

       Selon le type de musique et selon les circonstances et notamment les dispositions de ceux qui l'écoutent, la musique distrait, détend, crée une ambiance, invite à la danse, engendre une communion entre les personnes, ou encore élève l'âme…

        Musicien amateur, j'ai du mal à imaginer pouvoir me passer d'écouter ou de jouer régulièrement de la musique. Et je dois reconnaître que je suis gâté – nous sommes gâtés – en Valdaine.

       L'été notamment, mais pas seulement, nous avons droit à de nombreux concerts, organisés à Bonlieu par « Musiques au Monastère », à Roussas et en divers endroits par l'Académie provençale des Amis de Stuttgart, à Montélimar à l'auditorium Michel Petrucciani, où l'on peut écouter classique, jazz, variétés ou musiques du monde, au Conservatoire de Musique et de Théâtre, à la Collégiale Sainte-Croix ou au Temple, qui disposent de très beaux orgues, au centre Raymond du Puy au Poët-Laval, à Dieulefit, à Saou où se déroule tous les ans le festival « Saou chante Mozart » … et que ceux que j'oublie ne m'en veuillent pas.

       Depuis deux ans, nous avons également la chance de bénéficier d'un festival à Puygiron, « Puygiron Art Festival », organisé par notre amie pianiste Florence Chalamet. Cette année, je suis certain que Florence nous ravira une fois de plus, du 6 au 8 juillet, et je vous invite à consulter le site http://www.puygironartfestival.fr, qui vous donnera un aperçu du programme.

       Alors, vive la musique !

                                                                         Gilles Loopuyt

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3 juillet 2012 2 03 /07 /juillet /2012 15:30

 

Puygiron Art Festival affiche 

Puygiron Art Festival 2012 - Programme

 

Isadora Duncan, une évocation musicale

 

       Né du croisement d'un lieu, d'un public et d'une étincelle de passion, le Puygiron Art Festival a déjà presque une histoire. Le projet 2012 veut rester fidèle à l'esprit des deux premières éditions : donner à vivre des moments musicaux de qualité dans des lieux chargés d'histoire, faire converger des talents et des communautés humaines d'origines variées, partager des projets de création impliquant des acteurs locaux et différentes formes d'art. Sans oublier la dimension festive, car au-delà de l'évènement culturel, le Puygiron Art Festival veut être une fête des sens et un moment de convivialité entre les artistes et leur public.

       Cette année, un cycle de cinq concerts lectures rendra hommage à la grande danseuse et chorégraphe Isadora Duncan, à travers les textes poétiques de Natacha de Pontcharra, auteur de théâtre et dramaturge, tirés de son livre "D'Isadora" (éditions Marval). Ainsi, huit musiciens et une comédienne nous feront vivre une évocation libre des promesses de sa vie, de son goût du voyage, de sa vision révolutionnaire de la danse, des drames et des relèves qu'elle a connus, et de son héritage artistique et humain.

       Lors du dernier spectacle, une création du conservatoire de Montélimar Sésame mettra en scène des élèves de la classe de danse, sur une chorégraphie de leur professeur et une composition originale de la classe de Musique Assistée par Ordinateur.

Des lieux exceptionnels accueilleront cet évènement : la cour du château de Puygiron, l'église et la chapelle Saint Bonnet, ainsi que le Centre d'Art Raymond du Puy de Poët Laval constitueront en effet un écrin idéal pour les spectacles.

 

Entrée : 12 euros, gratuit pour les moins de 18 ans.

Le Pass du PAF : 50 euros pour les 5 concerts.

 

6 juillet 2012 à 21h – Église de Puygiron

 

Les promesses d’une vie : « un rideau bleu me fera ciel »

Lutoslawski : prélude danse pour clarinette et piano

Mozart : trio pour clarinette, alto et piano, dit des Quilles

Entr’acte

Chopin : polonaise fantaisie pour piano seul

 

Airs d’opéra : les héroïnes tragiques (Tosca, Cléopâtre, Iphigénie, Russalka)

Avec : Claire Vergnory (clarinette), Brice Duval (alto), Clare Pierard (soprano), Marie-Claude Schillinger, Romain Coharde et Florence Chalamet (piano)

 

7 juillet 2012 à 17 h – Cour du château de Puygiron

 

L’élan du voyage : « c’est partir qu’il nous faut… »

 

Scriabine : 3 études pour piano seul

Schubert : sonate pour violoncelle et piano, dite Arpeggione

Entr’acte

Brahms : quatuor pour violon, alto, violoncelle et piano

Avec : Frank Lépinasse (violoncelle), Véra Markovitch (violon), Brice Duval (alto), Romain Coharde et Florence Chalamet (piano).

 

7 juillet 2012 à 21 h – Centre d’art Raymond du Puy de Poët Laval

 

La danse : « parler la vie, un cœur à rendre le monde »

 

Brahms : Valses pour piano à 4 mains

Brahms : liebeslieder walzer pour soprano et piano à 4 mains

Rachmaninov : valse et romance pour piano à 6 mains

 

Entracte

 

Barber : Hesitation Tango pour piano à 4 mains

Piazzolla : Grand Tango pour Alto et piano

Piazzolla : trios pour cordes et piano (Oblivion, la muerte del angel, Libertango)

Avec : Clare Pierard (soprano), Brice Duval (alto), Véra Markovitch (violon), Frank Lépinasse (violoncelle), Marie-Claude Schillinger, Romain Coharde et Florence Chalamet (piano) .

 

8 juillet 2012 à 11 h – Chapelle Saint-Bonnet à Puygiron

 

Les drames et les relèves : « plus jamais l’amour contre l’art »

 

Bach : pièce pour violoncelle solo

Stravinsky : 3 pièces pour clarinette seule

Ravel : sonate pour violon et violoncelle

Bach : cantate pour voix et basse continue

Avec : Frank Lépinasse (violoncelle), Véra Markovitch (violon), Claire Vergnory (clarinette), Clare Pierard (soprano) .

 

8 juillet 2012 à 17h – Cour du château de Puygiron

 

L’héritage : « adieu, mes amis, je vais à la gloire… »

 

Dvorak : Danses slaves et légendes pour piano à 4 mains

Chostakovitch : trio pour violon, violoncelle et piano N°1 opus 8

 

Entracte

 

Création du Conservatoire de Montélimar Sésame :

 

Khatchaturian : trio pour clarinette, violon et piano

Avec : Claire Vergnory (clarinette), Véra Markovitch (violon), Frank Lépinasse (violoncelle), Romain Coharde et Florence Chalamet (piano), Catherine Loudet (Chorégraphie), Gilles Trial (Musique Assistée par Ordinateur), avec les élèves du Conservatoire.

 

Les-artistes-du-Festival.jpg

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22 février 2012 3 22 /02 /février /2012 15:32

 

Du 8 au 10 juillet 2011 s'est tenue à Puygiron (Drôme provençale) la deuxième édition du festival de musique créé par la pianiste Florence Chalamet en 2010.

 

         L’année 2011 marquera le 150e anniversaire de la mort de Louis de Niedermeyer d’Altenbourg, né de père Allemand installé en Suisse et de mère d’origine montilienne (Louise-Charlotte Baylon), ancêtre de la famille de Pontcharra, propriétaire et résidente du château de Puygiron.

       Pianiste, compositeur et pédagogue, formé dans la tradition allemande puis par Rossini en Italie, il a ultérieurement enseigné la musique à l’élite des compositeurs français du XXe siècle.

       Ainsi, le Puygiron Art Festival 2011 fera découvrir certains aspects de son œuvre et illustrera également l’art des maîtres qui l’ont inspiré (Allemands et Italiens), ainsi que des "élèves" français qu’il a formés.

 

 

Eglise 1 

-         le 8 juillet à 20 h 30 – Eglise de Puygiron

Clare Pierard (soprano), Claire Vergnory (clarinette)

Marie-Claude Schillinger et Florence Chalamet (piano)

  • Rossini / Niedermeyer : Ouverture de Guillaume Tell pour piano à 4 mains
  • Rossini : Thème et variations pour clarinette et piano, aria pour voix et piano
  • Schubert : Le pâtre sur le rocher, pour clarinette, voix et piano
  • Spohr : lieder allemands pour clarinette, voix et piano

 

 

Giron-n--4-0115.JPG

 

Cour du château 3

 

 

 

-         le 9 juillet à 17 h – Cour du Château de Puygiron

Claire Vergnory (clarinette), Frank Lépinasse (violoncelle)

Brice Duval (alto), Mélanie Virot (harpe), Isabelle Robert (violon)

  • Beethoven : 1er duo pour clarinette et violoncelle
  • Niedermeyer : 2 pièces pour trio à cordes et harpe
  • Mozart : quatuor en mi b (trio à cordes et clarinette)
  • Saint-Saëns : Le cygne (harpe et violoncelle)

 

-         le 9 juillet à 20 h – Eglise de Puygiron

Clare Pierard (soprano), Jules Harding (baryton basse), Frank Lépinasse (violoncelle)

Marie-Claude Schillinger et Florence Chalamet (piano)

  • Niedermeyer : mélodies pour voix et piano (le Lac, la Mer, le Fou de Grenade, la Voix Humaine)
  • Gounod et Massenet : duos pour soprano et basse, avec piano
  • Fauré : Elégie pour violoncelle et piano
  • Norton : musique latine pour piano à 4 mains
  • Piazzolla : tangos pour piano à 4 mains

 

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St-Bonnet-2.JPG

 

-         le 10 juillet à 11 h  - Chapelle Saint-Bonnet

Clare Pierard (soprano), Jules Harding (baryton basse)

Claire Vergnory (clarinette), Frank Lépinasse (violoncelle)

  • Bach, Haendel, Niedermeyer : airs pour voix, violoncelle et clarinette
  • Messiaen : Quatuor pour la fin des temps (extrait) : air pour clarinette solo

 

Eglise-2.JPG

 

-         le 10 juillet à 16 h – Eglise de Puygiron

Romain Coharde et Florence Chalamet (piano), et les élèves de l’école de Puygiron

  • Niedermeyer : le Pas espagnol pour piano solo
  • Fauré : 2 impromptus et ballade pour piano solo, Dolly pour piano à 4 mains
  • Poulenc : Histoire de Babar, pièce pour piano avec récitants

 

L'édition 2012 du festival est en préparation. Il se tiendra du 6 au 8 juillet.

 

http://www.puygironartfestival.fr 


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20 mai 2011 5 20 /05 /mai /2011 09:50

Expo-Jerome-2011.jpg

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14 mai 2011 6 14 /05 /mai /2011 14:40

      

      A l'occasion du 150e anniversaire de la mort du compositeur Louis Niedermeyer (Nyon 1802 - Paris 1861) un concert exceptionnel sera donné en la Collégiale Ste Croix le 11 juin à 20 h 30 par le Choeur de la Côte, de Nyon, et le Choeur Adhémar, de Montélimar.

 

Choeur-Mai-2009.JPG

 

L'ensemble choral de la Côte


 

Choeur-Adhemar.jpg

Le Choeur Adhémar


 

Orgue-Beckerath---Eglise-Ste-Croix.jpg

 

L'orgue Beckerath de la Collégiale


        Plus de cent choristes avec orgue et quatre solistes seront réunis.

 

Au programme :


- Louis Niedermeyer, Grand'messe solennelle et Messe en si mineur

- Louis Vierne, Messe solennelle

 

Direction : Christophe Gesseney et Bernard Giulivi

 

Orgue : Fabienne Médurio, Corien de Jong, Maxime Heintz

 

 

        Louis Niedermeyer est un compositeur de l’époque romantique, il a fondé à Paris  l’école de musique « Niedermeyer ». Il a accueilli Camille Saint-Saëns et a formé parmi les meilleurs : Gabriel Fauré, André Messager, les organistes Eugène Gigout et Gustave Lefèvre.

        Louis Vierne, compositeur et organiste français (Poitiers 1870 - Paris 1937) a été pendant 37 ans titulaire des orgues de Notre-Dame de Paris.

 

      

Site Web : http://choeur.adhemar.free.fr/

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27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 17:20

       

       Depuis quelques semaines, Puygiron s’est enrichi d’une nouvelle association née de l’initiative de Sonia et Flavien Bourdois, passionnés de danse et classés parmi les meilleurs seniors français en danse sportive, catégorie danses latines. La recherche d’une salle d’entraînement les a conduits vers la municipalité qui, attentive à leur demande, leur a mis à disposition la salle des fêtes quelques heures par semaine. Souhaitant faire partager leur expérience, Sonia et Flavien y proposent depuis la rentrée, un cours d’initiation aux danses de société chaque mardi de 19 h à 20 h. Ils sont aidés dans leur tâche par Michèle et Alain Rastelli de la Touche et champions d’Europe du Sud. D’ores et déjà, la réussite est au rendez-vous tant par le nombre de participants que par l’ambiance qui y règne le mardi soir. Au programme, sont également prévues quelques soirées dansantes avec démonstrations. Il est encore temps de rejoindre le groupe même (et surtout !) si vous êtes novices dans la danse : un des quatre professeurs se chargera individuellement de vous mettre rapidement au niveau des plus chevronnés !

 

                                                                                     Alain Rastelli

 

        Inscriptions auprès de Sonia et Flavien Bourdois, Chemin de ronde, 26160 Puygiron

Tél. : 04 75 98 43 50

       Tarif : 70 euros pour l’année + 16 euros pour la licence FFD qui inclut une assurance personnelle

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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 16:50

 

Portrait-Florence-Chalamet.JPG


       Il a suffi à Florence Chalamet d’un tour du village de Puygiron, de la découverte de la maison de Dominique pour sentir qu’elle avait trouvé là une terre d’escale, un havre. Amenée par des cousins montiliens désireux de lui faire partager leur attirance pour ce petit village, elle est séduite, mesure tout ce que ce lieu peut lui apporter dans sa vie très active de pianiste et de « coach » d’entreprise. La maison est acquise dans la vitesse du coup de foudre. Florence Chalamet se projette dans un futur où après les voyages, les concerts, les réunions elle pourra retrouver la nature, le silence, pour réfléchir, faire ses gammes, dans un autre rythme. Ce qui l’enchante c’est la qualité de l’environnement, le magnifique paysage qui se déploie en face de la terrasse, c’est aussi la facilité avec laquelle se nouent les relations avec les villageois qu’elle croise. Très vite, sans préméditation, elle imagine faire vivre la musique autrement, parce qu’ici ce n’est pas Paris, Londres ou Moscou, saturés de propositions artistique. Ici c’est un village où l’attente et le dialogue peuvent se conjuguer, où celui qui souhaite partager une passion peut imaginer être entendu. Elle va non seulement interpréter au piano les musiciens qu’elle aime, mais plus encore amener des quatre coins du monde des interprètes pour faire naître ici-même un festival. Rêve ambitieux qu’elle transforme en quelques mois en réalité en proposant un programme de musique de chambre exécuté dans l’église et dans son jardin, à la fin du mois de juillet 2010. La détermination, la fougue, la place de la musique dans sa vie, le sens des êtres, l’amour comme centre de gravité, lui ont permis de réussir ce pari. Ses qualités humaines et professionnelles lui valent d’avoir construit un réseau d’amis artistes qui ont répondu à son appel en venant de trois continents : Claire Vergnory, Romain Coharde, Jules Harding, Maria Lagios, Claire Pierard, Tom Pierard sont au rendez-vous pour faire découvrir ou redécouvrir Brahms, Chopin, Debussy, Saint-Saens… La première pierre est posée. Le festival de musique de Puygiron vient de naître.

       Fl-Chalamet-1.JPGNée dans une famille du Valentinois, Florence découvre le piano à six ans dans les classes musicales aménagées relevant du Conservatoire de Valence. Elle refuserait, car elle est discrète et modeste, le qualificatif d’enfant prodige, mais c’est ce qui ressort de la narration qu’elle fait de son histoire avec le piano. Encouragée par Jean-Marc Cochereau*, chef d’orchestre à Paris, elle remporte un premier prix à Valence en 1987, un autre premier prix à Orléans en 1988 et donne plusieurs concerts. A quinze ans elle commence à enseigner la musique. Des études à Sciences-Po l’amèneront à devenir ce qu’elle est aujourd’hui, une musicienne professionnelle avec une activité de consultante exercée en parallèle. Elle confirme son goût pour l’accompagnement des dirigeants d’entreprises dans le développement de leur autorité en relation avec celui de la qualité de leurs liens avec leurs collaborateurs.

       Femme d’action, artiste sensible, avec une capacité de travail à la hauteur de sa volonté, Florence Chalamet, élevée plutôt dans le passé au sein de sa famille, se sent femme du XXIe siècle, à tous les niveaux. Elle ne cessera de se rendre aux États-Unis depuis l’année 1987 à la rencontre des musiciens américains, de la création musicale dans tous ses états, s’attachant à approfondir ses connaissances de l’art du chant en s’attachant, par exemple, à l’œuvre du compositeur John Duke.

       On ne peut qu’être séduit par la personnalité solaire de Florence Chalamet, son ouverture, qui lui fait envisager de s’ancrer ici tout en travaillant au dévoilement des facettes de l’identité de Puygiron à travers les lieux constitutifs de son histoire. Double voyage, géographique, artistique, avec une programmation éclatée des compositeurs et des musiques du monde. Des interprètes issus, eux également, de pays divers. Relier aussi les institutions où la musique peut vivre, du Conservatoire de Montélimar à l’école du village, est une de ses idées-force. La vie, les hommes et les femmes, les enfants sont embarqués dans son voyage. Et que vogue le navire ! Car si on prend la mer on se déplace, de l’église au château, à la chapelle Saint Bonnet, aux jardins, et dans les siècles avec les compositeurs de tous les temps. Embarqués nous le serons en juillet 2011 du 8 au 10 avec Bach, Francis Poulenc, Brahms, Niedermeyer, le piano, le violon et les voix, musiques perpétuées pour un enchantement de l’âme.

 


                                                                     Nicole de Pontcharra

 

       * Décédé le 10 janvier 2011, fils du grand organiste Pierre Cochereau

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12 juillet 2010 1 12 /07 /juillet /2010 21:48

 

 

 

 

Louis-Niedermeyer.jpg

 

       Depuis plus d’un siècle une partie des archives de ce compositeur du XIXe siècle, pianiste, organiste et pédagogue, dormaient dans une salle du château de Puygiron. Louis Niedermeyer est né à Nyon dans le canton de Vaud en Suisse en 1802. Il est décédé à Paris en 1861. Il est en effet un aïeul direct des Pontcharra qui vivent au château. Il descendait par sa mère d’Abram Baylon* de Montélimar qui dut se réfugier en Suisse lors de la Révocation de l’Édit de Nantes en 1685.

       C’est à l’initiative d’un musicologue et historien de Nyon, Édouard Garo, qu’une association Niedermeyer a vu le jour à Nyon afin de mettre en valeur l’héritage musical du compositeur. Au cours de plusieurs séjours à Puygiron M. Garo et Mme Bertrand, musicologue et organiste à Paris, ont répertorié, photographié, scanné ces archives. Tout en menant des recherches de manuscrits dans les bibliothèques de Paris, BNF, Genève, Lausanne, ainsi que chez des particuliers. Travail intense et minutieux de spécialistes passionnés et particulièrement intéressés par ce grand artiste injustement méconnu. La moisson a dépassé leurs espérances. Des milliers de relevés photographiques ont été effectués, des notices, des correspondances avec sa famille, ses contemporains, qui permettront de mettre à jour la biographie du compositeur.

       Après ses études, à l’âge de seize ans, Louis Niedermeyer dont le père avait décelé les dons, fut envoyé à Vienne étudier le piano et la composition. Ensuite il poursuivit sa formation à Rome et à Naples où il rencontra Rossini. Il se fit connaître par sa mélodie « Le Lac » sur le poème de Lamartine. Suivent d’autres mélodies sur des poèmes de Victor Hugo. Il écrit plusieurs opéras et fonde l’école de musique Niedermeyer à Paris où enseigne notamment Saint-Saens. Parmi les lauréats, citons G. Fauré, A. Messager, E. Gigout et G. Lefèvre, ces deux derniers, organistes, devinrent ses gendres.

           Un site ouvert à l’adresse : http://www.niedermeyer-nyon.ch/default.asp offre une riche documentation, des enregistrements de concerts, des partitions… etc.

          Pour écouter des extraits des oeuvres de Niedermeyer :

http://www.niedermeyer-nyon.ch/CentreDocumentation_phonotheques.asp

 

                                                                       Christian de Pontcharra     

 

          * Abram Baylon (1621-1704) - Lorsque Louis XIV signa la Révocation de l'édit de Nantes, le 18 octobre 1685, des milliers de Français qui avaient opté pour la religion réformée s'exilèrent et se réfugièrent principalement en Suisse, en Allemagne et en Angleterre. Abram Baylon, maître faïencier originaire de Montélimar, en Dauphiné, se mit en route avec sa femme Françoise, née Tiery, sa fille aînée, accompagnée de son mari, ses deux filles cadettes et ses trois fils, dont le plus âgé, Matthieu avait alors quinze ans. Cette famille de neuf personnes arriva à Ouchy à la fin de 1685 et, avec le peu d'argent qu'il avait pu rassembler avant le départ, Abram acheta une petite propriété. Sans tarder, il utilisa et mit en valeur les secrets transmis par son père qui, originaire d'Espagne, s'était établi dans le Dauphiné au XVIe siècle. Abram construisit un four très modeste, alimenté par les bois environnants ; son gendre et ses fils travaillèrent sous ses ordres. Bien qu'étant âgé de soixante-quatre ans, Abram, toujours robuste, pétrissait de ses mains les terres dont ils savait mélanger savamment les proportions. Au logis, sa vaillante femme et ses filles maintenaient l'ordre et, le soir, la lecture de la Bible réunissait dans la même salle, autour du patriarche, enfants et petits-enfants."

 

              Source : Les faïenciers de Carouge, Marc-Otto & Jean-Marc Houriet, 1985, p. 238

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24 octobre 2009 6 24 /10 /octobre /2009 11:34

 


      « Pierre Palué nous apprend à voir. Du paysage, il sait saisir l'essentiel et les mystères comme nul spectateur sans amour ne peut les voir. »

      Robert Moran

 

        Exposition cet été 2009 au Centre international d’Art et d’Animation à Poët Laval

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Le Giron

  • : legiron
  • : Ensemble d'informations, de textes et d'images publiés par un groupe d'habitants du village de Puygiron dans la Drôme.
  • Contact

L'association

                L'association "Le Giron" a été créée le 24 septembre 2001 et a mis fin à ses activités en juillet 2013. Elle avait pour objectif de favoriser la rencontre et le dialogue entre les habitants de la commune afin de réfléchir ensemble à l'évolution de leur cadre de vie.
       Au cours de ses douze ans d'existence elle a atteint ses objectifs, donnant la parole aux "anciens", pour sauvegarder la mémoire du passé et même temps ouvert un dialogue avec les idées porteuses d'un avenir ouvert sur l'humanisme, l'écologie, la protection de la Nature, et bien sûr "l'autre", celui qui existe au-delà des frontières de notre pays. Elle a publié vingt et un numéros du "Giron" distribués gratuitement sur le territoire de la commune de Puygiron et au-delà, créé une bibliothèque de prêt. "Le Giron a été déposé à la Bibliothèque nationale.
       Le blog du "Giron" continue et reste ouvert à la contribution de ses anciens animateurs pour que vive son esprit et sa philosophie.

Recherche

Le Giron, bulletin semestriel

Un bulletin pour quoi faire ? Pour se rassembler le temps d’une lecture, se dire qu’on fait partie d’un village et qu’on a des intérêts, des souvenirs, des projets communs. Pour donner envie aux gens de réfléchir à ce qui se passe autour d’eux, à parler à leur tour car seul le dialogue fait avancer le monde.

Le village perché de Puygiron

                                                               Aquarelle de Morice Viel

Belvédère de la Drôme provençale, situé sur un mamelon dominant le Jabron et la plaine de la Valdaine, offrant un très beau point de vue. Au hasard des ruelles, on admirera portes et fenêtres encadrées de pierres sculptées. Le premier village médiéval était situé à Saint-Bonnet, près du prieuré carolingien, sur le site d’une villa gallo-romaine. Ce premier village fut abandonné au XIIIe siècle et les habitants se réfugièrent sur « le puy » sous la protection du château.

Le château : construit fin XIIe / début XIIIe siècle, construction rectangulaire flanquée de quatre tours, l’une d’elles formant donjon. À proximité, la salle des gardes, avec une énorme cheminée et des voûtes retombant sur un énorme pilier central. Une cour intérieure avec une tour Renaissance hexagonale possédant une porte ogivale et escalier à vis. Le château a été classé monument historique en 1957.

L’église, de style roman, construite en 1867. La chapelle romane Saint-Bonnet : datée du XIIe siècle, église paroissiale jusqu’en 1770, elle présente une abside en demi-cercle voûtée en cul-de-four, un chœur surélevé, une nef unique de trois travées, un escalier à vis qui conduisait à un clocher aujourd’hui disparu. La pierre de Puygiron a été exploitée jusqu’en 1914.

Puygiron a eu son chantre, le félibre Morice Viel (1881 - 1929).

D'après Jeannine Laurent (Etudes drômoises, n° 3, année 2000, p. 41)

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