Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
6 août 2012 1 06 /08 /août /2012 19:01

 

       Dix ans déjà, notre journal marque cet événement par ce nouveau numéro et grâce à la subvention du Conseil général et l'appui de Mme Rème-Pic, nous continuons notre aventure. Cette année fut marquée par la disparition de notre amie et secrétaire du Giron, Danielle Jean. Elle souhaitait que notre équipe partage encore des moments d'écriture et de réflexion sur notre monde en perpétuel mouvement, nous essayons toujours avec la même passion de relater les événements de notre petite commune, nous sommes toujours à la recherche de nouvelles plumes et c'est avec plaisir que nous accueillons de nouveaux écrivains.

     L'aventure est belle et je souhaite bon vent et bon anniversaire au Giron !                                                       

                                                                                   Ghislaine Teyssier

 

Partager cet article
Repost0
5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 17:10

 

Republique-francaise.jpg

Sous l’influence jacobine après le 14 juillet 1789 un vent de proscription souffla sur la France. Comme il fallait changer « l’ordre établi », de nombreuses villes à consonance royale vont être rebaptisées. Suite logique des événements, l’abolition de tout ce qui pouvait rappeler la tyrannie devint une nécessité politique pour les nouveaux maîtres. Il faudra effacer dans la toponymie toute trace de la monarchie et de la religion. À partir de 1792 les premiers décrets apparurent et pendant deux ans quatre-vingt bureaux vont être modifiés. Quelques exemples :

-         Fontenay-le-Comte devient Fontenay-le-Peuple

-         Port-St-Louis, Port-de-la-Liberté

-         St Tropez, Héraclée

Et dans notre Drôme (à l’époque sous le numéro 25 et non 26, le département des Alpes-Maritimes ayant été supprimé) Dieulefit fut rebaptisée Mont-Jabron et St Vallier-sur-Rhône devint Val-Libre. Seuls ces deux bureaux seront modifiés.

D’autres villes encore plus significatives :

-         Bourg-la-Reine devient Bourg-Égalité

-         Choisy-le-Roy, Choisy-sur-Seine

-         Port-au-Prince (Haïti), Port-Républicain

-         Beaumont-le-Vicomte, Beaumont-sur-Sarthe

Nous rappellerons pour compléter ce point d’histoire qu’à la suite de l’ordonnance royale du 8 juillet 1814 portant que les communes qui ont changé le nom qu’elles avaient antérieurement à 1790 et qui ont conservé une nouvelle appellation, reprendraient leur ancien nom.

                                                                               P.-H. Foster


       N.B. : Sur la version papier du Giron n° 21 une "coquille" s'est glissée dans l'orthographe du nom de l'auteur de cet article. Nous lui présentons toutes nos excuses.

Partager cet article
Repost0
13 décembre 2011 2 13 /12 /décembre /2011 18:24

 

Après la guerre de Hollande en 1673, la France connaît son premier tarif postalPoste-aux-armees.jpg militaire avec une taxe réduite pour les lettres destinées aux armées. Les communications sont donc assurées par l’Armée aux frais du Trésor royal. L’avènement de la Révolution donnera une force de principe à cette franchise postale militaire. Pendant le Directoire pour nos soldats il y aura un tarif unique et réduit. Car dès l’Empire la France va se battre aux quatre coins de l’Europe pendant plus de quinze ans. D’ailleurs ces guerres quasi permanentes entre la France et les grandes puissances européennes, l’Angleterre, l’Autriche, la Prusse et la Russie, allaient donc influencer, d’une part, le cours de la Révolution en France, et fonder d’autre part les bases d’une Europe nouvelle. C’est l’époque glorieuse de la Grande armée de notre Empereur Napoléon Bonaparte, qui, ne l’oublions pas, séjourna comme sous-lieutenant d’artillerie à la Garnison de Valence. A l’époque peu de courriers arriveront aux soldats, hussards et maréchaux d’Empire, sur les différents champs de bataille. D’abord éveillé par les idées Napoleon.jpgde 1789 le sentiment national allait ensuite mettre un terme à l’épopée napoléonienne, en liguant contre l’Empereur tous ceux qui étaient exaspérés par la politique de conquête et d’annexions de la France. Puis le roi de France Louis XVIII organisera une expédition en Espagne pour soutenir le roi Ferdinand VII, son cousin, qui vient d’être renversé. Un bureau de poste militaire français sera installé dans chaque grande ville espagnole. A la fin de cette expédition la grande réforme de la Poste aux Armées devient effective avant de trouver son aboutissement sous le Second Empire lors de la conquête de l’Algérie en 1830 par la France qui instaurera un service postal aux Armées. La Poste sera en Algérie, comme tous les autres services administratifs, une véritable organisation militaire.

P.H. Foster

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 16:19

 

       Dernier dimanche de novembre, le temps est de saison et nous devons écrire quelques lignes. Le regard plonge dans la blancheur infertile de la page informatique en espérant voir sortir des lettres, des mots, des descriptions. Mais non, décidément l’inspiration manque à l’appel. D’habitude nous ‘rubriquons’ sur le sport et la course à pied. Encore une rubrique sportive ? C’est être un peu ‘mono-tâche’. Il n’empêche que Le Trail de la Cigale de cette année 2010 fut un franc succès…

       On regarde les pigeons sur le toit de l’école, toujours aussi nombreux. Quelques-uns sont dans la position dite « du tapissier à voiture », tête à l’Est. Maudits volatiles ! Si notre voiture se transforme de nouveau en cible, nous appelons les chasseurs à la rescousse ! D’ailleurs cette place de parking derrière l’école est libre à qui veut, la décoration y est assurée !

       Bon, finalement, tout ceci n’est pas bien grave, les guirlandes de Noël viennent d’être installées dans le village, dans quelques semaines les fêtes commencent et les tracas immédiats seront vite oubliés : l’Irlande et ses banquiers, la pauvre Europe individualiste, les remaniements, les pigeons du toit de l’école…

       Au fait, combien de pigeons faut-il griller à la broche pour faire le poids de la dinde de Noël ? Avec la réserve que l’on a ici, on peut fournir quelques réveillons.

       En ces temps de crise, il est bon de nous recentrer sur l’essentiel : le Père Noël. Sa petite entreprise ne connaît pas la crise, du moins on l’espère ! Si les lutins savaient qu’ici bas tout travail mérite salaire, nos chérubins ne seraient pas si avides de trouver leurs jouets préférés au pied du sapin ! Car il leur en faut du temps pour fabriquer nos envies par leurs petites mains ! Le Père Noël fermerait boutique s’ils n’existaient pas, et il faudrait les inventer ! Pauvre Père Noël, quand tu descendras du ciel, n’oublie pas de ‘rémunérer’ tous tes petits ouvriers !

       Allez les pigeons, ouste ! Déguerpissez, le Père Noël va arriver !

                                                                           Caroline et Nicolas Ver

 

Partager cet article
Repost0
29 janvier 2011 6 29 /01 /janvier /2011 15:57

 

       Ouverture de la boîte aux lettres : répondre à un courrier, une facture à payer, un dossier à remplir et à retourner. Sonnerie du téléphone : un rendez-vous à noter, un colis de lavande à envoyer. Mal de dents : téléphoner au dentiste. Un petit tour au jardin : téléphoner au jardinier pour qu'il vienne tailler les arbres... Une dînette à préparer : noter de racheter des oeufs... Que de choses à faire.

       Chaque jour, la liste s'allonge. Je fais donc des listes (je n'ai plus la mémoire d'autrefois !), et au fur et à mesure, j'ai le plaisir de rayer ce qui a été fait. Je constate malgré tout que, jour après jour, certaines tâches ne sont pas faites. Bien entendu, tout ce que je n'aime pas faire. Par exemple, téléphoner à une administration, en sachant que je vais avoir au bout du fil un ordinateur me proposant de taper sur des numéros selon le service que je veux joindre. Bien entendu, je ne saurai jamais quel numéro taper. Après trois essais, enfin j'aurai le bon service et commencera alors la galère : il est trop tard, le service est fermé, ne coupez pas, nous recherchons votre correspondant. Sur fond du Boléro de Ravel, j'entendrai trente fois le message avant que la communication ne se coupe. Parfois ce sera la ritournelle, tous nos conseillers sont déjà en ligne, merci de renouveler votre appel ultérieurement. Cette tâche me rebutant au plus haut point, je ne la fais pas et je la note à nouveau sur la liste du lendemain avec un sentiment de culpabilité. Et puis, je viens récemment de découvrir que je ne suis pas la seule à remettre à demain ce que je pourrais faire le jour même. Il y a un nom pour ce syndrome. Ça change tout ! Non, je ne suis pas flemmarde, négligente et bonne à rien : je procrastine... Alors voilà, j'ai quand même fini par l'écrire mon article !

                                                                                   Ghislaine Teyssier

 

Partager cet article
Repost0
28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 14:26

 

       Après la chute de l’Empire romain en 453 après JC les nouveaux pouvoirs essaient Le-messager-copie-1.jpgde maintenir l’organisation de relais pour un transport rapide de l’information. Mais, petit à petit, avec la multiplication des États et une certaine désorganisation économique due aux invasions les échanges se font sur de plus courtes distances et moins souvent. Le réseau des routes créé par les Romains disparaît peu à peu. Chaque roi, seigneur, évêque, se voit donc dans l’obligation de créer des services de messagers. Compte tenu de leur coût, ces messagers à pied dans un premier temps, restent au service de ces puissants. En 1380 Charles VI, roi de France, emploie seulement huit messagers à pied à la solde de dix-huit deniers par jour et des messagers à cheval, à la fois ambassadeurs, placés sous les ordres du Grand Écuyer de France. En 1346 la solde sera relevée à six sols par jour. Ils sont nourris lorsqu’ils sont présents à la Cour et reçoivent des indemnités de vêtements ainsi que le remboursement de leurs frais de voyage. À partir du XVe siècle se développeront les messagers à cheval mais uniquement pour une clientèle argentée (universités, communautés religieuses, municipalités et marchands fortunés). Les simples particuliers ne peuvent pas encore s’offrir ces services coûteux. Louis XI à la fin du XVe siècle va remettre en service le système des relais mis en place par les Romains, des stations de Poste que les messagers à cheval parcouraient de relais en relais sur une distance maximale de sept lieues soit trente kilomètres. Ce qui nous rappelle le conte de Perrault « Le petit Poucet et les bottes de sept lieues ». Avec un tel système une distance de l’ordre de 400 kilomètres qui demandait à l’époque treize jours de marche à un messager à pied, ne prend plus que trois jours environ.

       Au cours du XVIIe les maîtres des Postes sont en même temps des loueurs de chevaux et des achemineurs de lettres. La Poste aux lettres en tant qu’organisation autonome apparaît avec le début du siècle et va, sous l’impulsion de ceux qui tirent bénéfice, monopoliser le transport des missives. Des institutions anciennes comme les messagers royaux, créés par Henri III pour le transport des pièces de procédure entre les tribunaux, disparaissent au profit des nouveaux services de la Poste aux lettres. La coordination des maîtres de Poste met en place des bureaux pour l’accueil du public, gérés par un commis et par la suite par un Surintendant général des Postes. Pierre d’Alméras met pour la première fois un tarif unifié que devront appliquer tous les commis. En 1672 le roi Louis XIV vend la Poste à un groupe financier, la Ferme générale des Postes, qui gérera et administrera celle-ci. De nouvelles routes postales font leur apparition et, également une nouveauté : la distribution du courrier de la ville pour la ville.

       sevigneAu château de Grignan Madame de Sévigné est très sensible au développement de la poste aux lettres et elle n’hésite pas à confier à sa fille le 16 octobre 1675 : « …je vous dis que nous sommes des ingrats envers les postillons et même envers M. de Louvois (surintendant général) qui les établit partout avec tant de soin… ». La remarque de Madame de Sévigné était justifiée pour l’époque.

                                                                              Pierre-Hubert Foster

Partager cet article
Repost0
27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 17:35

 

Conseil-general-de-la-Drome.jpg

 

                                                            Conseil général de la Drôme

 

        L'enracinement des hommes politiques dans les structures locales a depuis toujours tenté de réduire la distance entre les élus et les citoyens :

       - Avec la Révolution française ce sont les débuts réels de la décentralisation avec les lois du 14 et du 22 décembre 1789 instaurant la création de 44 000 communes, et concevant le département comme une division du territoire (mais pas encore une collectivité locale).

       - Le Consulat et l'Empire reviennent en arrière en rétablissant les tendances centralisatrices et en affirmant le caractère un et indivisible de la République française et surtout l’institution par la loi du 28 pluviôse An VIII (1800) des préfets représentant directement le gouvernement, nommés et révoqués par le Premier Consul, puis par l’Empereur. Les maires sont également nommés.

       - Après la Commune de Paris, la IIIe République organise l’élection au suffrage universel du conseil général et son renouvellement par moitié tous les trois ans, avec un conseiller général par canton, élu pour six ans, et l’élection des maires par le conseil municipal lui-même élu au suffrage universel direct. Elle reconnaît alors l’autonomie de la commune dont l’exécutif règle, par délibération, les affaires de la commune. Commune et département acquièrent ainsi le statut de collectivité territoriale, mais certainement par crainte des supposés excès de la décentralisation, le préfet reste la seule autorité exécutive du département.

       - Après l'épisode du régime de Vichy, méfiant à l’égard des autonomies locales, qui décida de nommer tous les responsables territoriaux afin de mieux les contrôler, l’après-guerre marque le sacrement constitutionnel des collectivités territoriales. Reprenant les principes posés par la Constitution de 1946, la Constitution de 1958 consacre le principe de libre administration des collectivités locales par des conseils élus pour les communes, les départements et les territoires d’outre-mer ainsi que pour toute autre collectivité territoriale que la loi pourra créer.

       - Plus proche de nous, la réforme de la décentralisation, en deux actes de 1982-1986 puis de 2002-2005, érige la région au rang de collectivité territoriale dont l’exécutif est élu au sein du conseil régional (les premières élections des conseillers régionaux auront lieu en 1986) et transfère l’exécutif départemental et régional au profit d’un élu, le président du conseil général et celui du conseil régional. Le préfet n'est plus alors que le représentant de l’État dans le département. Les transferts de moyens de compétences et de budgets ont parallèlement été organisés par les lois de mars 2003 relatives à l'organisation décentralisée de la république et août 2004, relative aux libertés et responsabilités locales.

        Pourtant le système de recrutement du politique local et sa professionnalisation accrue tendent à l'éloigner toujours davantage de ceux qu'il devrait représenter.

Un projet de loi réformant en profondeur l’architecture institutionnelle locale, propose, tout en maintenant l’existence de la région et du département, le remplacement des conseillers généraux et des conseillers régionaux par un nouveau type d’élu local: le conseiller territorial. Ce conseiller territorial siégerait dans l’instance délibérante du département et dans celle de la région. Il sera élu au scrutin majoritaire à deux tours au niveau du canton et serait donc titulaire d'un seul mandat, mais exercerait deux fonctions qui le conduiraient à adopter à la fois une vision stratégique à l'échelle de la région, et une vision de proximité découlant de leur ancrage départemental. 3471 conseillers territoriaux remplaceront les 5660 conseillers régionaux et conseillers généraux.

       Le projet prévoit également des dispositions visant au renforcement et à la simplification de l’intercommunalité, avec pour objectif de voir l’ensemble du territoire couvert par des structures intercommunales à l’horizon de juin 2013, un nouveau dispositif permettrait même une fusion plus simple des communes... Il prévoit aussi la création d’une nouvelle structure pour les zones urbaines atteignant 500 000 habitants, la "métropole" qui se substituerait sur son territoire aux collectivités préexistantes (communes, communautés et conseil général) et percevrait la totalité de la fiscalité locale et des dotations de l’État sur son territoire.

        Le texte envisage la possibilité pour des départements ou des régions de fusionner. Ce ne serait cependant possible qu’avec l’accord de toutes les assemblées concernées et de la population consultée par référendum. Des communes nouvelles pourraient être créées à la demande d’au moins les deux tiers des conseils municipaux des communes d’un même établissement public de coopération intercommunale, à la condition qu’ils représentent plus des deux tiers de la population totale. Ce texte qui n'a pour l'instant achevé que la première étape de son parcours parlementaire, à savoir l'adoption de la loi en première lecture par le Sénat est donc susceptible d'être revu et modifié.

                                                                                Philippe Rault

Partager cet article
Repost0
15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 16:53

 

Medecine-chinoise.jpg

       La médecine traditionnelle chinoise, l'ostéopathie, l'homéopathie, l'allopathie, la naturopathie et bien d'autres s'inscrivent dans ce qu’on appelle médecines « douces », « parallèles », ou « alternatives ». Intéressons-nous à la médecine chinoise et regardons de plus près ses secrets. La pratique de cette médecine, vieille de plus de 5 000 ans, n'est pas une médecine dite «placebo» mais réellement une autre façon de se soigner.

Un peu d'histoire sur les origines de la médecine traditionnelle chinoise. Nous sommes 3 000 ans avant Jésus-Christ. C'est le berceau de la civilisation chinoise et de ses empereurs mythiques. L’époque de Fu Xi et la théorie du Yin Yang, de Shen Nong et les premières pharmacopées (traitement à base de plantes médicinales dont certaines épices bien connues). Huang Di qui aurait été l'inventeur de la roue et de la boussole, le père de l'histoire de l'astronomie, a fait le premier ouvrage de médecine traditionnelle chinoise : « Huang Di Nei Jing Su Wen » (IIIe siècle av J-C), base fondamentale en acupuncture et en théorie de médecine chinoise. Va s'en suivre une philosophie, une manière de vivre et de concevoir l'homme et ce qui l’entoure.

       Voyons maintenant ce qu'est la médecine chinoise de façon plus concrète. Il y a donc, l'acupuncture : les circuits énergétiques appelés méridiens comportent des points que le médecin pique à l'aide d'aiguille très fine, le but étant de réactiver et d’aider l'énergie à circuler afin de chasser la maladie ou la douleur. En complément, le médecin chinois utilise la pharmacopée, posologie à base de plantes, de graines, de racines. Il fait aussi du massage thérapeutique : TUI NA, massage sur les points d'acupuncture entre autres. C'est ainsi que les patients chinois sont soignés partout en Chine. Les hôpitaux fonctionnent avec ces pratiques et ces techniques vieilles de plus de 5 000 ans. Les prescriptions que le premier Empereur prenait le matin lorsqu'il était malade n'ont pas changé depuis 5 000 ans. La radiologie et les pratiques d'imageries actuelles sont utilisées afin d'affiner le diagnostic par les docteurs chinois.

       Et pourtant, cette approche reste aujourd'hui, en Occident, largement controversée, particulièrement en France. L’ensemble des critiques est basé sur le fait que les médecins chinois font peu d'interventions chirurgicales, et donnent des produits médicaux naturels. Les objectifs de ventes des grands laboratoires seraient largement inférieurs si la pratique chinoise était répandue. L'ordre des médecins a donc considéré que toutes pratiques non validées seraient hors la loi. Les médecins chinois français se sont vus menacés de procès pour pratiques illégales de la médecine. Seule l'acupuncture est tolérée ainsi que les formules où il est question de « bien-être » et non de diagnostic médical à proprement parlé. En effet, la multifonction du médecin chinois fait tache. La médecine occidentale possède des spécialistes pour chaque partie du corps humain. Le médecin chinois lui est généraliste, spécialiste, pharmacien en faisant lui-même le dosage des composants d'un médicament, masseur. Hormis ces considérations éthiques, les Européens parlent de cette médecine comme d'une médecine de « grand-mère » soignant le rhume passager et les petits tracas occasionnels. Non pas que cette considération soit fausse ou péjorative, mais elle reste très limitée.

       Depuis l'arrivée des produits bio, les comportements et les habitudes ont changé sur la façon de s'alimenter et surtout de se soigner. On voit fleurir des cabinets d'ostéopathe, homéopathe, naturopathe un peu partout dans nos villes. Bien manger et bien se soigner est devenu une de nos priorités, et la médecine chinoise semble offrir cette opportunité à qui l'a choisi. En effet, l'utilisation des produits naturels séduit beaucoup d'entre nous. La façon de présenter le diagnostic et de voir les choses semble plus abordable et plus facile à comprendre au travers de cette pratique. Aujourd'hui, il existe dans beaucoup de grandes villes de France des écoles de médecine traditionnelle chinoise.

       L’enseignement y est assuré par des praticiens et des professeurs ayant tous eu pour formation un voyage et la découverte du monde hospitalier chinois en plus des cours dispensés dans leurs écoles. Cet apprentissage requiert un mode de pensée nouveau et très particulier qui pour certains est qualifié d'exotique et folklorique. Et pourtant, en tant qu'élève à l'école LU MEN à Marseille, je peux vous certifier qu'il n'y a rien de folklorique ni d'exotique. Nous apprenons le corps humain et son anatomie, les consignes d'hygiène et l'art si difficile de comprendre l'autre afin de le soigner. La classe dans laquelle j'étudie la médecine chinoise est composée de personnes âgées de 18 à 60 ans. Aucune limite d'âge ne vous empêche de profiter de cet enseignement. Les catégories socioprofessionnelles que je côtoie sont très hétéroclites, infirmières (beaucoup, déçues par les résultats de la médecine occidentale), kinés (en complément de leur pratique), jeunes sortis du lycée, ancien commissaire de police, apiculteur, secrétaire...

       Mon voyage en médecine chinoise commence à peine, mais la qualité de l'enseignement et l'approche proposée sont, tout simplement, évidentes. Nous abordons le corps humain de façon différente. Nous parlons d'énergie, de relations énergétiques et nous apprenons à soigner les déséquilibres énergétiques grâce à l'énergie qui nous entoure. Pas besoin de vous faire un dessin, le principe fondamental de la médecine chinoise, c'est l'énergétique !

Dans la société actuelle, nous sommes confrontés à une vision très étriquée et très rationalisée de la médecine. Il existe toutes sortes de techniques toutes aussi belles les unes que les autres à en croire ceux qui la vendent, de nouvelles façons d'opérer et de soigner les symptômes. Cependant soigner les symptômes n'est parfois pas suffisant puisque la maladie revient sous d'autres formes et vers d'autres parties de votre corps. La médecine chinoise a cette particularité d'être, pour certains traités par elle, « magique ». Par exemple, des migraineux chroniques ne trouvant plus de solution pour faire disparaître leur mal se sont tournés vers la médecine chinoise. Les résultats ont été immédiats ! Il apparaît clairement qu'une médecine vieille de 150 ans environ ne peut prétendre connaître mieux le corps humain avec ses maux datant de plusieurs siècles. Je terminerai sur une petite anecdote qui me vaudra peut-être le courroux de certains : ce n'est pas Pasteur qui inventa le vaccin mais les Chinois ! Pendant les grandes épidémies de variole, ils utilisaient les croûtes des varioleux qu'ils plaçaient dans les narines des patients en bonne santé. Il pensait à l'époque immuniser les patients. Seulement ces pratiques furent très rapidement suspendues car les patients vaccinés développaient d'autres maladies plus importantes et plus graves. Alors le choix reste entier, rester les cobayes d'une médecine jeune et balbutiante ou être soigné par une médecine forte de cinq mille ans ?

       En conclusion, la médecine chinoise possède sa propre base philosophique et symbolique. Elle voit le corps, le coeur et l'esprit comme un tout. Elle s'est développée non pas en disséquant des morts, mais en observant des vivants. Rien n'est vu comme statique. Elle considère les phénomènes non pas en soi, mais à partir des relations entre eux. La santé d'un organe ou d'une personne dépend donc de multiples facteurs tous reliés entre eux. Elle utilise plusieurs termes usuels dans un sens différent de ce qu'on entend habituellement en Occident.

                                                                Rémy Teyssier

Partager cet article
Repost0
13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 14:17

- Le civisme serait-il mort ?
       Un matin récent, j’ai trouvé sur mon pare-brise un papier non signé indiquant que "pour ceux qui [avaient] du mal à se garer correctement en laissant de la place pour les autres, il y [avait] un parking à l’entrée du village". Si cette personne me lit, je tiens à lui expliquer qu'il ou elle a mal compris mon intention. En effet, un autre jour où je m'étais stationné sous le marronnier : une deuxième voiture s'y était garée ensuite et, de ce fait, j'avais eu beaucoup de mal à sortir de mon stationnement à cause des marches du perron de l'église. Donc, je propose à cette personne que, le jour où elle ne trouve plus de place en haut du village, qu’elle utilise le parking en question, comme nous le faisons tous !
                                                                                    G. L.

- Circulation dans le village :
       On peut déplorer que certains soirs des agglomérats de voitures en désordre, autour de la place de l'église et dans les petites rues, bloquent la circulation, au mépris des règles de sécurité. Une étude des problèmes de circulation et de stationnement serait bien venue.
                                                                                    N. P.

- Lors de la journée mondiale sans tabac du 31 mai dernier, on entendit beaucoup parler des effets du tabac sur la santé humaine. Or, les services publics auraient pu tout aussi bien choisir la photo d’un poisson flottant le ventre à l’air pour illustrer les impacts de megots-cholet-300x213la cigarette. Une récente publication de l’International Journal of Environmental Research and Public Health déclare que les mégots doivent être classés « déchets dangereux ». D’après cette étude, les mégots de cigarettes ne représentent pas moins de 845 000 tonnes de déchets chaque année. Composés d’acétate de cellulose non biodégradable, ils partent avec les eaux de ruissellement jusqu’aux rivières pour finir dans la mer. Un mégot de cigarette jeté dans la nature sera encore là pendant 12 ans et il est susceptible à lui seul de polluer 500 litres d'eau, la rendant impropre à la consommation. Outre les questions paysagères et l’enjeu économique du retraitement de ce type de déchet, qui contient nicotine, phénol et métaux lourds, la toxicité pour les milieux aquatiques semble désormais avérée. Effet pervers de la lutte anti-tabac qui a mis les fumeurs dehors : les mégots finissent dans les rues de nos villes et villages (mais si, mais si !) et sont donc loin d’être de simples déchets inertes. Des mesures de sensibilisation sont possibles : équiper les établissements de cendriers, encourager les fumeurs à se munir eux-mêmes d’un cendrier de poche, ou encore, au pire et beaucoup
trop extrémiste à mon avis, menacer d’une amende tout jet de mégot sur la voie publique comme le demandent certains de nos députés.
       Mais d’autres pistes existent peut-être et les compagnies du tabac sont évidemment sur le coup cherchant à développer des cigarettes « respectueuses de l’environnement », biodégradables. Alors, avec 5 500 milliards de cigarettes consommées dans le monde chaque année, la cigarette verte est pour quand ? En attendant, faisons un geste vers le cendrier !
                                                                                    D. R.
Partager cet article
Repost0
23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 16:45

 

        S’il y a de bonnes initiatives à connaître, à soutenir et à développer, faites une halte aux ‘Pontoisies’ de Pont-de-Barret.

        Chaque année au début du printemps, les habitants ouvrent leur porte, vous accueillent bras ouverts comme ‘spectateurs’ dans leur maison devenue ‘scène’ où ils deviennent conteurs, chanteurs, musiciens ou même danseurs pour quelques heures, vous invitant à partager leurs passions, leurs émotions et leurs intérêts en toute humilité et toute simplicité. Vous y découvrirez des danseurs dans une grange, une lectrice dans un salon, une chorale improvisée dans un café… Rien n’est plus réjouissant que de se laisser porter par l’étrange et l’inopiné, le rêve possible d’une autre réalité…

        Connaissez-vous les Pontoisies ? Hier soir, j’y ai rencontré la Vie !

        Si Pontoisie rime avec courtoisie, ce n’est pas le fait du hasard, ou le hasard fait bien les choses ! Toc, toc, toc… On nous ouvre la porte et ‘on’ devient l’ami qui accueille chez lui, nous chante une chanson, nous raconte une histoire juste le temps de se laisser choir sur un divan et se laisser bercer au rythme des phrases par l’Histoire du temps…

        Le temps d’une histoire, l’histoire de nos sentiments, de notre vie de ‘grand’. Pochée est une jeune tortue, ‘on’ nous raconte, bien décidée à vivre comme une grande, à être heureuse dans un monde familier et merveilleux à ses yeux. Mais son destin la rappelle et ‘pochée’ par la vie se retrouve anéantie par la mort de son ami. Elle improvise une suite à leur idylle et s’imagine la présence de l’autre au travers de lettres écrites, un jeu salvateur qui lui permettra d’accepter la disparition de l’être aimé. Obstinée et soucieuse de goûter à nouveau aux joies de la Vie, Pochée est confrontée aux grandes questions de l’Humanité. Qu’est-ce qu’aimer ? Le bonheur est-il possible après la mort de l’élu de son coeur ? ‘On’ poursuit la lecture de sa vie…

Pochée se découvre et apprend à revivre au fil de ses pensées, de ses écrits, de ses errances et expériences, sur le mode du conte, de l’humour et de la poésie. ‘On’ finit l’histoire, bouleversé par tant de simplicité et de vérité racontées, ému par les illustrations en noir et blanc qui nous suggèrent tendrement le passage du temps. Et ‘on’ referme sa porte comme on referme un livre…
         « Pochée » Auteur : Florence Seyvos Illustrateur : Claude Ponti

        Une variation tout en douceur autour du thème du deuil et de la difficulté à reprendre pied après la mort de l’être aimé, un récit où tout frémit et où rien n’est dit à demi.

        Connaissez-vous les Pontoisies ? C’est décidé, je pars vivre ma Vie !

                                                                                C. V.

              Publié dans Le Giron n° 16 (juillet 2009)

 

Partager cet article
Repost0

Le Giron

  • : legiron
  • : Ensemble d'informations, de textes et d'images publiés par un groupe d'habitants du village de Puygiron dans la Drôme.
  • Contact

L'association

                L'association "Le Giron" a été créée le 24 septembre 2001 et a mis fin à ses activités en juillet 2013. Elle avait pour objectif de favoriser la rencontre et le dialogue entre les habitants de la commune afin de réfléchir ensemble à l'évolution de leur cadre de vie.
       Au cours de ses douze ans d'existence elle a atteint ses objectifs, donnant la parole aux "anciens", pour sauvegarder la mémoire du passé et même temps ouvert un dialogue avec les idées porteuses d'un avenir ouvert sur l'humanisme, l'écologie, la protection de la Nature, et bien sûr "l'autre", celui qui existe au-delà des frontières de notre pays. Elle a publié vingt et un numéros du "Giron" distribués gratuitement sur le territoire de la commune de Puygiron et au-delà, créé une bibliothèque de prêt. "Le Giron a été déposé à la Bibliothèque nationale.
       Le blog du "Giron" continue et reste ouvert à la contribution de ses anciens animateurs pour que vive son esprit et sa philosophie.

Recherche

Le Giron, bulletin semestriel

Un bulletin pour quoi faire ? Pour se rassembler le temps d’une lecture, se dire qu’on fait partie d’un village et qu’on a des intérêts, des souvenirs, des projets communs. Pour donner envie aux gens de réfléchir à ce qui se passe autour d’eux, à parler à leur tour car seul le dialogue fait avancer le monde.

Le village perché de Puygiron

                                                               Aquarelle de Morice Viel

Belvédère de la Drôme provençale, situé sur un mamelon dominant le Jabron et la plaine de la Valdaine, offrant un très beau point de vue. Au hasard des ruelles, on admirera portes et fenêtres encadrées de pierres sculptées. Le premier village médiéval était situé à Saint-Bonnet, près du prieuré carolingien, sur le site d’une villa gallo-romaine. Ce premier village fut abandonné au XIIIe siècle et les habitants se réfugièrent sur « le puy » sous la protection du château.

Le château : construit fin XIIe / début XIIIe siècle, construction rectangulaire flanquée de quatre tours, l’une d’elles formant donjon. À proximité, la salle des gardes, avec une énorme cheminée et des voûtes retombant sur un énorme pilier central. Une cour intérieure avec une tour Renaissance hexagonale possédant une porte ogivale et escalier à vis. Le château a été classé monument historique en 1957.

L’église, de style roman, construite en 1867. La chapelle romane Saint-Bonnet : datée du XIIe siècle, église paroissiale jusqu’en 1770, elle présente une abside en demi-cercle voûtée en cul-de-four, un chœur surélevé, une nef unique de trois travées, un escalier à vis qui conduisait à un clocher aujourd’hui disparu. La pierre de Puygiron a été exploitée jusqu’en 1914.

Puygiron a eu son chantre, le félibre Morice Viel (1881 - 1929).

D'après Jeannine Laurent (Etudes drômoises, n° 3, année 2000, p. 41)

Pages