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5 août 2012 7 05 /08 /août /2012 13:08
 

       Des informations circulent en permanence dans nos entourages professionnels ou sociaux.  Par divers intermédiaires, nous entrons en contact avec une certaine réalité. Nous échangeons et recueillons autant d’informations utiles qu’inutiles. Ce que nous choisissons d’en faire n’appartient qu’à nous. La réalité en fin de course, est propre à chacun de nous. Conservons un esprit libre et vivons parmi les aléas de la vie et auprès des gens… mais sans être entravés par les rumeurs. Cela n’est pas utile de croire un tel qui a peut-être raison ou un autre qui n’a pas tort. Faisons de notre mieux à chaque instant pour ne pas vivre les yeux fermés en interprétant tout ce que l’on voit. Notre vision est obscurcie par la peur et le désir. Soyons celui qui voit d’une vision claire, et non celui qui cherche à justifier. Réalité des menteurs ou Illusion des biens pensants, il ne tient qu’à vous de vivre votre propre rêve.

 

« Quel est le pouvoir de l’illusion ? » demanda le jeune philosophe.

Le Maître répondit :

« Un jour, un serpent mordit un homme qui ne s’en était pas rendu compte. Lorsqu’un peu plus tard quelqu’un le lui fit remarquer, il mourut dans l’instant. »

Prendre l’illusion pour vraie, on succombe à sa morsure… (Sagesse chinoise)

 

                                                                                  Céline Chaix

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 16:05


       L'engagement au sein d'une commune reste une action importante, une responsabilité envers les concitoyens. Campagne électorale mouvementée, discussions, courriers déplacés se sont succédés et échangés, mais aujourd'hui, qu'en reste-t-il ? Communication, maître mot de notre société moderne, mais qu'en est-il vraiment ? Une opposition est née et deux élus représentent ce changement au sein du nouveau conseil municipal. Mon sentiment à ce jour reste mitigé, leur pouvoir de se faire entendre me semble bien limité. Nous aspirons tous à un « monde parfait », au respect, au dialogue constructif, sans individualisme. Puygiron reste une bourgade où les habitants se plaisent à dire qu'il y fait bon vivre. Alors ne gâchons pas cela par des querelles qui semblent d'un autre âge. Pensons-y tous ensemble et menons la réflexion et l'engagement avec sérénité.

                                                                                     S. T.

                Publié dans le Giron n° 14 (juillet 2008)

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26 novembre 2008 3 26 /11 /novembre /2008 15:46



À propos de Monsieur le maire ...


       La naissance de la commune en tant que telle remonte au XIe siècle. Puis au XIIe siècle, le maire fait son apparition. En effet, dès lors que la commune était reconnue juridiquement et politiquement, il lui restait à se doter d'un représentant. Selon l'époque et les lieux, on parlera de « pairs, d'échevins, de consuls ou de conseillers ».

       Par l'édit royal de 1692, sont supprimés les magistrats élus et dans toutes les villes sont créés un office de maire et des offices d'assesseurs, en remplacement des syndics choisis par les assemblées d'habitants. La vente de nouveaux offices permet de renflouer les caisses de l'État. En 1764 et en 1767, des édits tentent de briser ce système et proposent un maire choisi par le roi avec trois candidats au choix.

       De 1789 à 1799 (Révolution française)

       Les agents municipaux sont élus au suffrage direct pour deux ans et rééligibles par les citoyens actifs de la commune, contribuables payant une contribution au moins égale à trois journées de travail dans la commune. Les élus doivent payer un impôt au moins équivalent à 10 journées de travail. La constitution du 13 décembre 1799 revient sur l'élection des maires qui sont nommés par les préfets (commune de moins de 5.000 habitants), et par le Premier Consul pour les autres. À compter du 22 janvier 1801, le maire est chargé seul de l'administration de la commune et les conseillers sont consultés que lorsqu'il le juge utile. Ce pouvoir absolu du maire sera exercé jusqu'en 1867.

       De 1848 à 1871 (Napoléon III)

       Le maire est élu par le conseil municipal pour les communes de moins de 6000 habitants tandis que le maire des chefs-lieux d'arrondissement, de département et les villes de 10 000 habitants et plus, est désigné par le préfet.

Le maire, au Second Empire, est désigné par le préfet pour les communes de moins de 3000 habitants et pour 5 ans.

       De 1871 à aujourd'hui.

       Le maire est élu pour 6 ans par le conseil municipal. Pour les chefs-lieux et les villes de plus de 20 000 habitants, il reste nommé par le préfet.

Ce n'est que le 28 mars 1882, qu'une loi sur l'organisation municipale d'aujourd'hui est votée, et qui régit le principe de l'élection du maire par le conseil municipal, quelle que soit l'importance de la commune. À Paris, le maire n'est élu qu'à partir de 1977.

       Un record : Louis Philipon (Juvigny, Aisne) serait le maire ayant eu le plus long mandat (autour de 69 ans) et ayant été en fonction à l'âge le plus avancé (100 ans ou plus ?)

                                                                           R. T.

 

Références :

André Chandernagor (Histoire des maires), Jocelyne George (Les maires de 1789 à 1940), Revue Pouvoirs (Les maires 1983 n°24), Ministère de l'intérieur (Guide des maires), Georges-Daniel Marillia (Les pouvoirs du maire), Maurice Agulhon (Les maires du Consulat à nos jours).


           Publié dans Le Giron n° 14 (juillet 2008)

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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 19:53


       Je constate autour de moi que de nombreuses personnes savent que dans les communes de moins de 3500 habitants, les élections municipales ne se font pas comme dans les villes où l'on choisit une liste en la glissant dans l'urne le jour du scrutin. Cependant peu parmi ces personnes mesurent la perversité du "panachage" qui a cours dans nos petites communes depuis 1884. Effectivement, chez nous, on "panache". C'est-à-dire qu'on prend une liste et, dans le secret de l'isoloir ou chez soi, tranquillement avec les bulletins reçus par courrier, on prépare son choix et on raye.

       On biffe, on noircit, on caviarde, on élimine, on s'en donne à coeur joie, jusqu'à même traverser le papier avec la pointe de son stylo... Mais c'est vrai qu'on ne l'aime pas ce candidat ! On va même parfois jusqu'à le remplacer par Brigitte Bardot ou l'âne de notre voisin, c'est dire !!!... À ce jeu-là, une liste cohérente, majoritaire en voix le jour du scrutin, peut perdre plusieurs de ses membres, voire sa tête de liste. À l'inverse la tête de liste élue avec une majorité de suffrages peut se voir privée de tout ou partie de son état-major. Pas grave me direz-vous, "ils sauront bien se débrouiller ensemble". Finalement les électeurs sont contents, le panachage a permis à une bonne partie d'entre eux de jouer aux petits chevaux et de se composer "son équipe idéale" en se fichant souvent des projets des uns et des autres. Ce mode de scrutin porte en lui-même quelque chose de profondément négatif. On élimine plus qu'on ne choisit. On écarte celui qui n'a pas cédé aux intérêts particuliers plutôt que l'élu complaisant avec la légalité. On parle de démocratie, mais il y a dans ce mode de scrutin une part de défoulement qui n'est pas sans conséquence pour les années à venir.

       Que penser de ce système qui porte le joli nom de panachage, mais qui ne panache pas, ne mélange pas les tendances et les idées ? Dans plus de 85% des cas, les conseils municipaux ne sont pas panachés et seulement 15% des communes de moins de 3500 habitants ont droit à un second tour !!!... Ce système majoritaire dit  "plurinominal", occulte les éléments essentiels de l'engagement municipal d'un groupe que sont le travail, les valeurs partagées et la réflexion pour une pertinence des projets. En laissant aux électeurs la possibilité de choisir nominativement leurs candidats préférés, le système apparaît alors comme un leurre démocratique. Il dissimule la cohérence des listes en présence, il nie la compétition entre projets en rabaissant la conclusion du débat au choix de telle ou telle personne.

En revanche, le mode électoral des communes des plus de 3500 habitants combine le scrutin de liste majoritaire et le scrutin à la proportionnelle. Il permet ainsi de dégager une majorité cohérente tout en garantissant la présence d'une opposition parfaitement légitime et structurée, utile et motivante finalement pour l'équipe en place. Il favorise l'expression et la comparaison des projets. Il conduit à la cohérence du choix de l'électeur : un projet, une équipe, une sensibilité politique le cas échéant.

       Indépendamment de tout clivage politique partisan, ce mode de scrutin, s'il était appliqué à Puygiron donnerait, je pense, un paysage municipal différent. À ce sujet, ne serait-il pas nécessaire de s'interroger également sur une limite raisonnable au renouvellement du même mandat... Mais ceci est une autre histoire...

                                                                              P. R.

             Publié dans Le Giron n° 14 (juillet 2008)

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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 14:46


                                                                                                                        Photo C. P.

      

       En arrivant à Puygiron, on se laisse surprendre par ce village perché, son château et son église qui dominent les lieux. Quand on parle aux gens du village, ils nous parlent du Levant et du Couchant : ce sont des lieux de vie situés par rapport au haut du village. Ces deux mots sont très significatifs, positions relatives au soleil, au Sud et au Nord. Ici, on trouve au Levant des quartiers très précis, on nomme le Pontillard chez Mouillac, la chapelle St Bonnet, le Poulet, les fermes Crumière, David (la plage), Viel. D'autres lieux comme Andéol, Ruas, le pont de la cabane. Les chemins de ce côté du village nous évoquent nos promenades : chemins des grands chênes, des cyprès, du grand bois, du bois des pins, de Grangeneuve, des saules, des ramières, des Claux et le petit chemin de la croix. Au Couchant, c'est plutôt la Tuilière, Roustan, Deloule, le Moulin vieux, le Barral, qui nous rappellent des lieux et des personnes, ces chemins aussi, celui du Moulin, des Lizons, de Souaille, de la Bégure... C'est ça un village !

       De tout temps, l'homme a eu un rapport intense avec le soleil, de son lever et son coucher dépendaient à la fois l'architecture, les fêtes, les rites, les croyances, la vie. Le dualisme du levant et du couchant est fort ancien. Les Grecs pensaient que le soleil sur un char s'élançait d'un point à l'autre du ciel, il se levait à l'Est et parcourait le ciel jusqu'au détroit de Gibraltar, que les anciens appelaient les colonnes d'Hercule. Chez les Chinois, le symbole du yin et du yang donnait tout un sens à ce dualisme. Le Japon n'est-il pas appelé également pays du Soleil Levant ? Chez les Celtes, on considérait ces deux pôles comme deux mondes différents un lumineux et un plus obscur. La construction des premiers édifices sacrés se faisait selon des principes d'orientation très précis. Le temple romain avait les portes d'accès orientées par rapport au lever et coucher du soleil. Les premières basiliques chrétiennes s'appuyaient sur le dessin du rectangle qui se situait, lui aussi, en fonction du soleil. La construction du saint lieu, la Ka'bah à La Mecque tient compte des points cardinaux, les deux roches sacrées sont positionnées suivant le levant et le couchant.

       À Puygiron, au Levant, nous avons la chapelle St Bonnet et le cimetière, un lotissement déjà ancien. Des fermes sont disséminées çà et là et des habitations plus récentes ont été construites. Mais, c'est au couchant que l'urbanisation s'est intensifiée avec la création de plusieurs lotissements : le Moulin vieux, le Barral, et plus récemment la clef des champs, la Tuilière. Mais on se doit de ménager le territoire, de protéger la nature et de préserver l'espace rural, de construire des quartiers doux à vivre et légers pour l'environnement.

       Le sol est un bien commun qui n'est pas renouvelable. Nous devons en faire un usage mesuré. La densification des quartiers actuellement réservés aux maisons individuelles est nécessaire, mais doit se faire dans le respect du patrimoine bâti. De telles opérations doivent également tenir compte du patrimoine naturel, en particulier, lorsqu'il constitue des poumons de verdure. L'espace rural n'est pas un vide en attente d'être rempli, mais il est une nécessité pour préserver la biodiversité et le développement durable.

       Aussi longtemps que des alternatives existent, il faudrait refuser l'urbanisation, par grignotage ou par mitage, de l'espace rural. L'aménagement se conjugue avec le respect de l'environnement.

                                                                                       D. J.

            Publié dans Le Giron n° 13 (janvier 2008)


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7 novembre 2008 5 07 /11 /novembre /2008 14:22

       L'enquête publique est une des phases privilégiées de la concertation au cours de laquelle le public (habitants, associations, acteurs économiques ou simple citoyen) est invité à donner son avis sur un projet d'aménagement préparé et présenté par une collectivité publique ou privée ou par l'État. La réalisation d'ouvrages ou de travaux (création d'un lotissement, d'une zone artisanale... etc.), exécutés par des personnes publiques ou privées, doit être précédée d'une enquête publique lorsqu'en raison de leur nature, de leur consistance ou du caractère des zones concernées, ces opérations sont susceptibles d'affecter l'environnement.

Ses objectifs sont :

       - D'informer le public

       - De recueillir ses appréciations, suggestions et contre-propositions

      - De permettre à l'autorité compétente de disposer de tous les éléments nécessaires à son information avant la prise de décision.

       Elle est conduite par un commissaire enquêteur (CE). Chaque citoyen a le pouvoir et le devoir de s'exprimer. Chaque personne devrait s'y intéresser, car toute enquête est à l'origine d'un projet qui va changer ses conditions de vie, et engager l'avenir. Il est anormal que certaines enquêtes publiques se déroulent sans que personne ne se dérange, ne serait-ce que pour s'informer des décisions prises dans son village, dans sa ville ; ne pas s'exprimer, c'est laisser les décideurs, tout légitimes qu'ils soient, agir à leur guise.

       Ne peut-on alors s'interroger : pourquoi une telle désaffection de la chose publique ? Alors qu'une enquête publique devrait susciter l'éveil des citoyens, curiosité et critique constructive. Aurions-nous perdu le sens de l'engagement personnel ?

                                                                                C. P. et P. R

       Publié dans Le Giron n° 13 (janvier 2008)



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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 21:45

       Les Services Départementaux de l'Architecture et du Patrimoine (S.D.A.P.) plus connus sous le nom des Bâtiments de France, installés au chef-lieu de chaque département sous l'autorité du préfet exercent les trois grandes missions suivantes : Le conseil et la promotion d'une architecture et d'un urbanisme de qualité, la délivrance d'avis sur les projets de modification dans les espaces protégés, bâtis ou naturels, et la maîtrise d'oeuvre des travaux d'entretien des édifices classés au titre des Monuments historiques.

       Les SDAP interviennent donc à plusieurs niveaux de notre cadre de vie, qu'il soit urbain ou rural, de la chapelle dont ils effectuent l'entretien à la maison de village dont les propriétaires souhaitent modifier la façade, en passant par le projet de construction neuve située à proximité d'un édifice protégé. Chaque structure départementale regroupe de cinq à vingt personnes qui conjuguent les compétences d'Architectes des Bâtiments de France (A.B.F.) d'urbanistes d'État, d'ingénieurs et techniciens des services culturels et du personnel administratif. Les SDAP participent à la mise en place de la protection des espaces sensibles, des abords des monuments historiques, en informant les élus de leur intérêt et en collaborant à la définition des prescriptions qui y seront appliquées. À l'intérieur d'un espace protégé, il est donc recommandé de consulter le SDAP avant le dépôt d'un permis de construire, qu'il s'agisse d'une construction neuve ou d'une modification de bâtiment existant. L'ABF peut ainsi orienter le projet pour l'harmoniser avec son environnement. Les SDAP donnent donc des avis sur tous les projets pour en vérifier la conformité aux dispositions d'intérêt général. Ces avis concernent également les déclarations de travaux, les permis de démolir, les permis de lotir, les certificats d'urbanisme, les déboisements, etc... Selon la protection de l'espace et la nature des travaux, il s'agit d'un avis simple (Le maire ou le préfet peuvent passer outre l'avis de l'ABF, mais engagent alors leur propre responsabilité), ou d'un avis conforme (Le maire ou le préfet ne peuvent s'opposer à l'avis de l'ABF qu'en engageant une procédure de recours auprès du préfet de région).

       Dans les sites classés, qui sont quasi inconstructibles, les déclarations de travaux relèvent du préfet, sur avis de l'ABF. Les permis, en revanche, relèvent de l'autorisation du ministre chargé de l'environnement, après examen par la commission départementale des sites.

       Dans les sites inscrits, l'ABF est consulté pour un avis simple, mais peut suggérer au ministre de recourir à des mesures d'urgence et de lancer des procédures de classement s'il estime qu'une intervention menace la cohérence du site. À Puygiron, la chapelle de Saint-Bonnet du XIe siècle est un monument historique inscrit à l'Inventaire supplémentaire (M.H.I.S.) par arrêté du 25 juin 1929 ainsi que le château du XIIIe et XIVe siècle (M.H.I.S.) par arrêté du 12 juin 1957

                                                                                    P. R.

       Publié dans Le Giron n° 12 (juillet 2007)



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28 octobre 2008 2 28 /10 /octobre /2008 13:34

       L'an prochain (2008), nous aurons le nouveau recensement sur notre commune, le premier du XXIe siècle. Nous devrions atteindre les 420 habitants.

       En 1698 la population était de 172 habitants. En 1790, 215 habitants.




 

       Ces deux graphiques nous donnent l'évolution de notre village au cours des deux siècles derniers. Nous pouvons noter un pic de 433 habitants en 1871 (période de la Commune à Paris), puis la population ne cesse de décroître, avec on peut le noter pendant la guerre de 14-18 une perte de 58 habitants et une stabilité pendant la deuxième guerre mondiale (1931,1946).

       Nous parvenons, enfin en 1962, au chiffre le plus bas, 185 habitants, c'est alors que nous pouvons constater la remontée d'année en année avec un grand bond en 1975, une hausse de 84 habitants. La population ne cesse alors d'augmenter.

       Les géographes expliquent ce fait par le repeuplement des campagnes françaises, par le développement de ce qu'on appelle des espaces périurbains. Ces espaces sont situés autour de la ville, pour nous Montélimar, ils sont encore parfois ruraux et connaissent d'importantes mutations démographiques, sociales, économiques et culturelles. Les habitants des espaces « urbanisés » sont appelés les rurbains, nouveaux ruraux, travaillant en ville. Cette nouvelle occupation de nos villages se traduit par des mouvements pendulaires, mouvement entre le lieu de travail et d'habitation.

       En France, on note qu'un travailleur sur deux ne réside pas dans la commune où il exerce son métier. Allons-nous réussir à atteindre le cap de 433 habitants de 1871 ?

       Selon les nouveaux critères de l'INSEE, Puygiron se situe aujourd'hui dans un « espace à dominante urbaine », espace composé d'un pôle urbain, Montélimar, de sa couronne périurbaine et de toutes les communes voisines dont au moins 40% de la population résidente active travaille dans un pôle urbain proche.

                                                                               M. et D. J.

           Publié dans Le Giron n° 12 (juillet 2007)

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27 octobre 2008 1 27 /10 /octobre /2008 18:35

      

       La ruralité perd chaque jour de ce maillage sociétal qui lui donnait sa cohérence et son confort de vie. Il n'y a plus de curé, ni d'instituteur, les médecins désertent les campagnes et il n'y aura bientôt plus de facteurs. Les habitants y sont de plus en plus isolés dans leur maison avec la télévision comme seul lien extérieur. La solitude est pénible, mais elle engendre aussi des sentiments d'insécurité. La ruralité, qui, des siècles durant, a été le lieu de travail par excellence, devient une zone, où ce sont ceux qui ne travaillent pas, parce qu'ils sont retraités ou parce qu'ils sont exclus des circuits actifs, qui sont les plus nombreux. Quand s'inverse une composante aussi fondamentale de l'organisation sociale, on comprend que la dite société en soit bouleversée. De plus, quand on parle souvent de mixité sociale, ne devrait-on pas parler aussi de mixité générationnelle ?

La ruralité c'est :

- Protéger et valoriser le patrimoine naturel et culturel.

- Contribuer au développement économique des ressources locales (agriculture, artisanat...) pour un développement durable.

- Maintenir une activité agricole dynamique et innovante.

- S'unir pour maîtriser les pressions urbaines et veiller à la cohérence des aménagements du territoire, un développement à une échelle intercommunale.

- Améliorer la qualité de vie des habitants.

- Maintenir les services publics, l'animation sociale (sportive et culturelle) et revitaliser le commerce local.

- Défendre et promouvoir l'identité rurale, valorisation des ressources locales, avec l'implication et les initiatives de la population.

- Favoriser un tourisme raisonné et sensibiliser au respect de la nature, faire revivre les pays ruraux pour eux-mêmes et ne pas les considérer comme des aires de détente pour citadins.

       Par Jean-Louis Cuche, ancien conseiller municipal d'une commune rurale de la Manche.

       Publié dans Le Giron n° 12 (juillet 2007)

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Le Giron

  • : legiron
  • : Ensemble d'informations, de textes et d'images publiés par un groupe d'habitants du village de Puygiron dans la Drôme.
  • Contact

L'association

                L'association "Le Giron" a été créée le 24 septembre 2001 et a mis fin à ses activités en juillet 2013. Elle avait pour objectif de favoriser la rencontre et le dialogue entre les habitants de la commune afin de réfléchir ensemble à l'évolution de leur cadre de vie.
       Au cours de ses douze ans d'existence elle a atteint ses objectifs, donnant la parole aux "anciens", pour sauvegarder la mémoire du passé et même temps ouvert un dialogue avec les idées porteuses d'un avenir ouvert sur l'humanisme, l'écologie, la protection de la Nature, et bien sûr "l'autre", celui qui existe au-delà des frontières de notre pays. Elle a publié vingt et un numéros du "Giron" distribués gratuitement sur le territoire de la commune de Puygiron et au-delà, créé une bibliothèque de prêt. "Le Giron a été déposé à la Bibliothèque nationale.
       Le blog du "Giron" continue et reste ouvert à la contribution de ses anciens animateurs pour que vive son esprit et sa philosophie.

Recherche

Le Giron, bulletin semestriel

Un bulletin pour quoi faire ? Pour se rassembler le temps d’une lecture, se dire qu’on fait partie d’un village et qu’on a des intérêts, des souvenirs, des projets communs. Pour donner envie aux gens de réfléchir à ce qui se passe autour d’eux, à parler à leur tour car seul le dialogue fait avancer le monde.

Le village perché de Puygiron

                                                               Aquarelle de Morice Viel

Belvédère de la Drôme provençale, situé sur un mamelon dominant le Jabron et la plaine de la Valdaine, offrant un très beau point de vue. Au hasard des ruelles, on admirera portes et fenêtres encadrées de pierres sculptées. Le premier village médiéval était situé à Saint-Bonnet, près du prieuré carolingien, sur le site d’une villa gallo-romaine. Ce premier village fut abandonné au XIIIe siècle et les habitants se réfugièrent sur « le puy » sous la protection du château.

Le château : construit fin XIIe / début XIIIe siècle, construction rectangulaire flanquée de quatre tours, l’une d’elles formant donjon. À proximité, la salle des gardes, avec une énorme cheminée et des voûtes retombant sur un énorme pilier central. Une cour intérieure avec une tour Renaissance hexagonale possédant une porte ogivale et escalier à vis. Le château a été classé monument historique en 1957.

L’église, de style roman, construite en 1867. La chapelle romane Saint-Bonnet : datée du XIIe siècle, église paroissiale jusqu’en 1770, elle présente une abside en demi-cercle voûtée en cul-de-four, un chœur surélevé, une nef unique de trois travées, un escalier à vis qui conduisait à un clocher aujourd’hui disparu. La pierre de Puygiron a été exploitée jusqu’en 1914.

Puygiron a eu son chantre, le félibre Morice Viel (1881 - 1929).

D'après Jeannine Laurent (Etudes drômoises, n° 3, année 2000, p. 41)

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