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11 avril 2012 3 11 /04 /avril /2012 15:03

      

       Le rougail saucisse est un plat réunionnais très simple à faire.

       C'est un condiment à préparer, il accompagne le carry sur l’île de la Réunion, c'est un plat unique à base de poulet ou de poisson. Comment faire le rougail ?

       Très épicé, il se compose de tomates fraîches coupées en petits morceaux, avec du gingembre pilé et des oignons émincés et du piment, on y ajoute du zeste de combava (agrume voisin du citron) ou du caloupilé (feuilles séchées de curry), une pincée de sel.

       Mélanger et tenir au frais.

       Pour 6 personnes il faut prévoir  : 1 kg de saucisses créoles fumées, à défaut, des saucisses de Montbéliard, du riz et des grains de haricots rouges ou de cocos blancs).

       Chauffer les haricots dans une casserole avec de l’eau en y ajoutant une cuillère à café de curcuma, deux branches de thym et du sel.

       Piler l’ail et le gingembre, piquer les saucisses, les ébouillanter pour les dégraisser.

       Couper les saucisses en morceaux, jeter les saucisses dans l’huile chaude, les faire roussir avec les oignons sur feu doux, incorporer des tomates, l’ail, le gingembre et le caloupilé.

      Laisser mijoter jusqu’à ce que la sauce soit consistante (éviter de rajouter de l’eau), parsemer le plat de ciboule au moment de servir.

       Le riz se prépare à la vapeur dans un rice cooker .

       Servir le riz en premier puis les haricots et le rougail à côté.

       Au moment de servir ne pas tout mélanger, mais le faire progressivement pour chaque bouchée.

 

                                                                  Danielle Jean

 

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31 janvier 2011 1 31 /01 /janvier /2011 11:18

 

       La défarde est une recette à base de panses et de tripes d’agneau, spécialité de la région crestoise. Il m’a été impossible de recueillir la recette de mes amis drômois, car elle est tenue secrète. « Tu ne te rends pas compte de ce que tu demandes. Chaque cuistot crestois garde jalousement SA recette de SA défarde. Je te donne un indice : remplace les tomates par du concentré de tomates. C'est tout ce que je peux faire sous peine de me faire assassiner après avoir été radié de la famille à vie ! Et bonne continuation pour ton journal !». Alors je vous donne la recette officielle et traditionnelle de la Confrérie de la défarde crestoise en ligne sur le site de la commune de Crest.                                                                                                                    

                                                                                                         Danielle Jean

 

assiette-defarde.jpg                                                        

Photo Jean Louis Brun, membre fondateur de la Confrérie des chevaliers de la défarde crestoise 


       Ingrédients : 2 kg de panse et de tripes d'agneau crues, 10 pieds d'agneau, 1 kg d'oignons, 14 gousses d'ail, 4 pieds de carottes, 1 gros bouquet garni de céleri, d'un brin de persil, de vert de poireau, thym, laurier, sel et poivre, 4 tomates, 50 g de beurre, 50 g de farine, 3 clous de girofle, 1 l de vin blanc, 1 cl de cognac. Laver soigneusement panses et tripes, couper les panses en carrés de 5 cm de côté, les replier sur elles-mêmes en forme de paupiettes, les ficeler avec les boyaux. Faire blanchir les paupiettes avec les pieds d'agneau, les rafraîchir, flamber et parer les pieds d'agneau. Placer une assiette renversée dans le fond d'une marmite haute ; mettre les pieds d'agneau, les paquets de panse, ensuite les oignons entiers et les carottes entières également, les 12 gousses d'ail épluchées avec, en plus, 2 gousses d'ail entières piquées de 3 clous de girofle, le bouquet garni, les 4 tomates coupées en quatre. Mouiller avec le litre de vin blanc et finir avec du bouillon, ou à défaut de l'eau additionnée de deux doses de bouillon acheté dans le commerce. Saler et poivrer légèrement. Porter à ébullition et laisser cuire lentement pendant 5 heures. Renverser tout dans une grande passoire en ayant soin de recueillir le jus de cuisson. Faire réduire cette cuisson de moitié. D'autre part, dans une casserole plus petite, mettre les panses et les pieds d'agneau en enlevant soigneusement tous les os, prélever les oignons et les gousses d'ail que l'on passera au tamis, ajouter cette purée d'oignon et d'ail à la cuisson. Faire un roux avec le beurre et la farine, laisser rissoler lentement jusqu'à ce qu'il prenne une teinte marron. À ce point de cuisson, ajouter une persillade (4 gousses d'ail et une poignée de persil), laisser rissoler, mouiller avec le jus de citron ; faire l'assaisonnement avec sel, poivre, cognac. Verser la sauce sur les paquets et laisser mijoter au moins une heure, servir chaud.

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17 juillet 2010 6 17 /07 /juillet /2010 19:54

 

       Pour 4 personnes : 400 g de noix de Saint-Jacques, brioche tranchée pur beurre,  une cuillerée à soupe d'échalotes, une cuillerée à soupe d'ail, une cuillerée à soupe de persil, 4 oeufs, 100 g de salade, 10 g de beurre, une cuillerée à soupe de moutarde, une cuillerée à soupe de vinaigre balsamique, 4 cuillerées à soupe d'huile d'olive, sel et poivre.

       Essuyez les noix de Saint-Jacques et badigeonnez-les d'huile d'olive. Salez et poivrez. Découpez 4 tranches de brioche en petits croûtons et faites les dorer à la poêle avec le beurre. Dans la même poêle, faites dorer les lardons fumés. Dans une grande casserole d'eau salée et vinaigrée, faites pocher les oeufs entiers trois minutes. Refroidissez-les dans l'eau glacée et égouttez-les.

       Préparez une vinaigrette. Versez cette sauce sur la salade, ajoutez l'échalote, l'ail et persil. Juste avant de servir, préchauffez un gril et saisissez les noix de Saint-Jacques 3 à 4 minutes en les retournant à mi-cuisson. Répartissez-les autour de la salade et déposez au centre les lardons, les croûtons et les oeufs. Servez sans tarder. Bon appétit !

                                                             

                                                                       Christine Loopuyt

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18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 18:35

 

       Ingrédients pour 6 personnes :


       1,5 kg de joues de boeuf, 400 g de petits champignons de Paris, 3 échalotes, 3 carottes, 3 gousses d'ail, 1 bouquet garni, 20 g de cèpes séchés, 1 bouteille de vin rouge corsé, 10 cl de cognac, 1 cuillère à soupe d'huile d'olive.

       1. Coupez la viande en cubes de 4 cm de côté. Pelez et émincez les échalotes et les carottes.

       2. Faites chauffer l'huile dans une cocotte et faites dorer échalotes et carottes quelques minutes. Retirez-les et faites dorer la viande sur toutes ses faces avant de remettre les échalotes et les carottes. Remuez quelques instants.

       3. Ajoutez l'ail non pelé, le bouquet garni, les cèpes non réhydratés, justes rincés ; versez le vin et le cognac, puis le sucre, salez, poivrez et portez à ébullition.

       4. Couvrez et laissez cuire à feu très doux pendant 3 heures et demie. C’est une cuisson lente et douce qui fait fondre la viande et la rend moelleuse.

       5. 10 minutes avant la fin de la cuisson, ajoutez les champignons de Paris coupés en quartiers et terminez la cuisson à découvert pour que la sauce réduise.

       6. Retirez le thym et le laurier et servez bien chaud avec une purée de pommes de terre et de céleri.

       Pour obtenir une viande encore plus moelleuse, laissez mariner les morceaux une nuit, dans le vin, avec les carottes, l'ail, les échalotes et le bouquet garni. Dans ce cas, égouttez les légumes et procédez pour la cuisson de la même façon.

       Bon appétit !

                                                                          C. B.


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23 octobre 2009 5 23 /10 /octobre /2009 14:44

 

       Ou avec l’accent, la tarte au chuc !par Thierry Bantegnie.

       Ingrédients pour 2 tartes : 500g de farine tamisée, 2 œufs entiers, 1 dl de lait tiède, un demi dl de bière, 1 pincée de sel, 100 g de sucre fin, 100 g de beurre à température ambiante, presque fondu et 40 g de levure de boulanger.

       Pour la garniture des tartes : 200 g de sucre fin, 3 dl de crème, quelques noix de beurre, 150 g environ.

       Faire la pâte : Étaler la farine en couronne et faire une fontaine au centre avec le sel et le sucre. Délayer la levure dans la bière tiède, la verser au centre et ajouter les oeufs, le beurre et le lait. Amalgamer ces différents ingrédients et rassembler la pâte en boule. La couvrir et la laisser dans un endroit tempéré. Laisser la fermenter et doubler de volume pendant environ 1 heure. Arrêter la fermentation en cassant la pâte et laisser doubler à nouveau si vous n’êtes pas trop pressé, sinon une fermentation peut suffire. Étaler, à la main ou au rouleau, la pâte dans deux moules beurrés. Elle sera un peu élastique !

        Pour la garniture : Le plus simplement en saupoudrant le sucre sur toute la surface des tartes et en éparpillant des noix de beurre généreusement ainsi que la crème fraîche par petits tas de-ci, de-là. Terminer en enfournant dans un four préchauffé à 160°C pendant 20 à 25 minutes. Un dernier conseil serait de pouvoir manger cette tarte tiède, si possible ! Bon appétit !

              

                Publié dans Le Giron n° 16 (juillet 2009) 


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9 février 2009 1 09 /02 /février /2009 15:44



       Les journées du patrimoine 2009 se sont tenues à Puygiron, les 20 et 21 septembre dernier. Et c'est dans la salle des gardes du château que nous avons pu écouter deux charmantes conteuses qui lisaient des recettes de cuisine du Moyen-âge, tirées du livre de Jeanne Bourin, Cuisine médiévale pour tables d'aujourd'hui. La traduction et les commentaires de nos deux cuisinières étaient fort appréciés.



       En voici un exemple :

       Les courges : Soit pelée l'escorce, car c'est le meilleur : et toutesvoies qui vouldra mettre ce dedans, soient ostés les grains, jàsoit-il que l'escorce seule vault mieulx, puis convient tranchier l'escorce pelée par morceaux, puis pourboulir, puis hacher longuement, puis mettre cuire en gresse de beuf : à la parfin jaunir de saffren ou getter dessus du saffren par filés, l'un çà, l'autre là ; ce que les queux disent frangié de saffran.

        En français moderne : Il faut utiliser l'écorce, ce qui est le meilleur. Pelez l'écorce, ôtez les grains, puis trancher l'écorce pelée en morceaux, faites bouillir, hachez longuement, puis mettez le tout à cuire dans de la graisse de boeuf. À la fin de la cuisson, jaunissez la préparation avec du safran, que vous jetterez en filet, les cuisiniers disent franger le safran.

                                                                                            D. J.

         Publié dans Le Giron n° 15 (janvier 2009)

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5 décembre 2008 5 05 /12 /décembre /2008 14:30


Ingrédients pour 4 personnes :


       - 4 kiwis assez fermes - 80 g de saumon frais

       - 80 g de saumon fumé - 30 g de beurre ramolli

       - citron - 1 échalote

       - sel, poivre


Préparation


       Couper le saumon frais en petits cubes.

       Hacher le saumon fumé.

       Faire revenir l'échalote dans 10 g de beurre, rajouter les dés de saumon frais et laisser revenir 3 min.

       Laisser refroidir et écraser à la fourchette.

       Mélanger le hachis ainsi obtenu avec le reste du beurre, sel, poivre, citron et saumon haché.

       Découper les chapeaux et évider les kiwis.

       Mélanger la chair écrasée avec le hachis au saumon.

       Remplir les kiwis avec ce mélange et servir frais sur un lit de salade avec une sauce à la crème au raifort.

       Publié dans Le giron n° 14 (juillet 2008)



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23 novembre 2008 7 23 /11 /novembre /2008 18:26


Pour 4 personnes.


       Après les avoir lavées, faire fondre les fanes de deux bottes de radis dans un peu de beurre et d'huile. Une fois qu'elles ont réduit y ajouter deux grosses pommes de terre coupées en quatre et une poignée de lentilles brunes et mouiller le tout d'un litre d'eau environ. Saler, poivrer et laisser cuire à feu doux une heure environ, il faut que les lentilles soient tendres... Ensuite mixer, assaisonner et servir chaud ! N'oubliez pas de déguster les radis en entrée.

       Le radis est originaire de Chine et sa culture fut présente dans toutes les civilisations, égyptienne, grecque, romaine et se poursuivit au Moyen âge. Ce légume-racine est reminéralisant et stimule la digestion ; 100 grammes apportent 30% des apports journaliers en vitamine C recommandés. Les fanes sont source de vitamine A antioxydante et de fer.

       La lentille dont l'origine est aussi ancienne que celle du radis fut tout aussi populaire au cours de l'histoire de l'agriculture et de l'alimentation. La lentille verte apporte 4 fois plus de fibres que le riz, les pâtes ou les pommes de terre. Elle apporte des vitamines du groupe B (B1, B2 et B6) et elle est très riche en éléments minéraux comme le calcium. Enfin, elle contient 7 fois plus de fer que les épinards.

       Alors tous à vos soupières !

                                                                              D. P.

       Publié dans Le Giron n° 13 (janvier 2008)


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19 juillet 2008 6 19 /07 /juillet /2008 18:50


 

Ingrédients pour 500 gr de filet mignon de porc : (proportions pour deux personnes)

- 100 gr d’olives noires à la grecque

- 1 cuill. à soupe d’échalotes hachées

- 1 cuill. à café de tomates concentrées

- 1 cuill. à soupe de vin blanc sec

- 20 cl de crème fraîche épaisse

- basilic, ciboulette, persil, romarin

- 2 gousses d’ail

- 50 gr de beurre

- huile d’olive, poivre, sel

Découper les filets mignons de porc en petits cubes et les faire mariner 2 heures avec de l’huile d’olive, le romarin, et l’ail écrasé. Dénoyauter les olives et passer les au mixer. Puis faire dorer les dés de viande marinée pendant 10 minutes dans du beurre sur toutes leurs faces. Faire revenir dans une poêle de cuisson l’échalote hachée, le vin blanc : laisser bouillir pendant 1 min. Ajouter la tomate concentrée, la crème, la ciboulette et le basilic hachés et bien mélanger.

Poivrer. Attention au sel ! (les olives sont déjà très salées). Y additionner les morceaux de viande, mélanger, et servir accompagné de pâtes fraîches.

Nous attendons de goûter vos recettes (avant de les publier…) !

        

          Publié dans Le Giron n° 1 (décembre 2001)


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Le Giron

  • : legiron
  • : Ensemble d'informations, de textes et d'images publiés par un groupe d'habitants du village de Puygiron dans la Drôme.
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L'association

                L'association "Le Giron" a été créée le 24 septembre 2001 et a mis fin à ses activités en juillet 2013. Elle avait pour objectif de favoriser la rencontre et le dialogue entre les habitants de la commune afin de réfléchir ensemble à l'évolution de leur cadre de vie.
       Au cours de ses douze ans d'existence elle a atteint ses objectifs, donnant la parole aux "anciens", pour sauvegarder la mémoire du passé et même temps ouvert un dialogue avec les idées porteuses d'un avenir ouvert sur l'humanisme, l'écologie, la protection de la Nature, et bien sûr "l'autre", celui qui existe au-delà des frontières de notre pays. Elle a publié vingt et un numéros du "Giron" distribués gratuitement sur le territoire de la commune de Puygiron et au-delà, créé une bibliothèque de prêt. "Le Giron a été déposé à la Bibliothèque nationale.
       Le blog du "Giron" continue et reste ouvert à la contribution de ses anciens animateurs pour que vive son esprit et sa philosophie.

Recherche

Le Giron, bulletin semestriel

Un bulletin pour quoi faire ? Pour se rassembler le temps d’une lecture, se dire qu’on fait partie d’un village et qu’on a des intérêts, des souvenirs, des projets communs. Pour donner envie aux gens de réfléchir à ce qui se passe autour d’eux, à parler à leur tour car seul le dialogue fait avancer le monde.

Le village perché de Puygiron

                                                               Aquarelle de Morice Viel

Belvédère de la Drôme provençale, situé sur un mamelon dominant le Jabron et la plaine de la Valdaine, offrant un très beau point de vue. Au hasard des ruelles, on admirera portes et fenêtres encadrées de pierres sculptées. Le premier village médiéval était situé à Saint-Bonnet, près du prieuré carolingien, sur le site d’une villa gallo-romaine. Ce premier village fut abandonné au XIIIe siècle et les habitants se réfugièrent sur « le puy » sous la protection du château.

Le château : construit fin XIIe / début XIIIe siècle, construction rectangulaire flanquée de quatre tours, l’une d’elles formant donjon. À proximité, la salle des gardes, avec une énorme cheminée et des voûtes retombant sur un énorme pilier central. Une cour intérieure avec une tour Renaissance hexagonale possédant une porte ogivale et escalier à vis. Le château a été classé monument historique en 1957.

L’église, de style roman, construite en 1867. La chapelle romane Saint-Bonnet : datée du XIIe siècle, église paroissiale jusqu’en 1770, elle présente une abside en demi-cercle voûtée en cul-de-four, un chœur surélevé, une nef unique de trois travées, un escalier à vis qui conduisait à un clocher aujourd’hui disparu. La pierre de Puygiron a été exploitée jusqu’en 1914.

Puygiron a eu son chantre, le félibre Morice Viel (1881 - 1929).

D'après Jeannine Laurent (Etudes drômoises, n° 3, année 2000, p. 41)

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