Ensemble d'informations, de textes et d'images publiés par un groupe d'habitants du village de Puygiron dans la Drôme.

Revenue de Lyon, son port d’attache actuel, nous l’avons rencontrée, ces jours-ci quartier Pontillard, dans la maison familiale rénovée avec goût par ses parents Corinne et Hervé (anciennement maison Crumière). Elle aidait au transport des bottes de foin qui alimentent en fourrage les chevaux de la famille. Laura Broutier est arrivée très jeune à Puygiron et depuis elle sillonne la campagne environnante, les prés qui jouxtent sa maison, les ramières du Jabron, cette fréquentation est le gage d’une vie au grand air.
Cette grande jeune fille, qui ne se départit jamais d’un sourire, aime le sport qu’elle pratique avec passion, c’est le hand-ball qui est, depuis plusieurs années, son activité sportive favorite. Son parcours a débuté dans la section hand du Collège des Alexis initiée par Nicolas Tricon, il s’est tout naturellement poursuivi dans celle du lycée Xavier Mallet du Teil. En parallèle à cet aménagement horaire propice aux entraînements, elle a cheminé dans tous les clubs de la région : Union Sportive Montélimar Cruas, Aubenas, Le Teil Montélimar, Le Pouzin et désormais elle est membre de l’Association Sportive Universitaire Lyonnaise. Au fil de ses pérégrinations, elle a glané des sélections dans le Comité Drôme- Ardèche, la Ligue Dauphiné-Savoie et a participé à un stage national. Ces dernières saisons, elle a été finaliste du championnat de France de national 1 avec Le Pouzin et plus récemment championne de France de national 3, avec à la clef une accession en national 2, au sein de l‘ASUL. Dans ce club de niveau national, elle mène de front sa passion sportive et des études en biologie à l’université de Lyon.
Le « Hand » pratiqué à ce niveau demande une grande assiduité (Six entraînements par semaine d’une heure et demie), mais Laura, pondérée et généreuse, vit tout ceci avec beaucoup de naturel. Certes, il faut de l’abnégation pour évoluer dans ce club à l’effectif pléthorique ; qu’importe si son poste (pivot) au sein de l’équipe est parfois ingrat, car il demande beaucoup de sacrifices, l’essentiel est ailleurs, elle met en avant le plaisir de la compétition, la joie de la victoire, l’investissement physique et les vertus du collectif, ambiance et esprit de groupe. Très récemment, un contrat stagiaire est venu récompenser tous les efforts consentis, une nouvelle saison se profile, elle sera, n’en doutons pas, prolifique. Bons matchs, Laura !
P. J.
Publié dans Le Giron n° 10 (juillet 2006)