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Ensemble d'informations, de textes et d'images publiés par un groupe d'habitants du village de Puygiron dans la Drôme.

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L’ADSL à Puygiron

 

Puygiron est depuis longtemps relié à la « toile » d’information mondiale qu’est le réseau « Internet ». Mais depuis le mois de septembre, nous pouvons nous connecter, non pas lentement, tranquillement, patiemment, comme auparavant mais de façon très rapide, quasiment immédiate. Ceci est rendu possible grâce à l’Asymmetrical Digital Subscriber Line, plus couramment appelé ADSL. Nous pouvons maintenant communiquer, échanger, télécharger, écouter, regarder, pirater, se faire pirater, vraiment aisément. Tout sera donc plus rapide.

Avec la généralisation de ces lignes « Haut débit » et avec l’arrivée prochaine des lignes  « très Haut débit », un nombre croissant de tâches courantes et familières peuvent se faire via une connexion Internet. Nous sommes ou serons connectés constamment, fixés définitivement à cette toile. Toutes les informations dont nous pouvons avoir besoin (et même les autres) sont accessibles en permanence. Il ne nous restera plus qu’à retrouver le temps de les utiliser.

Grâce à ces lignes ADSL, il est possible de télécharger des films en quelques dizaines de minutes (et ce n’est qu’un début), de la musique en quelques secondes. Vous les fixerez alors sur le disque dur de votre PC, puis les transférerez vers votre lecteur MP3 via la connexion WiFi. Vous aurez fait, au préalable, attention aux formats de vos fichiers afin de les rendre lisibles. Vous penserez alors en Ko, en Mo, en MP3, en JPEG, en Mpeg, en WMA… Vous serez alors un vrai internaute attaché à vos Kbits par seconde.

Cette vision est peut être un peu triste et barbare, je vous l’accorde, mais cette évolution nous permet aussi d’avoir accès à des services (encore un mot à la mode) qui sont intéressants ou tout au moins que l’on nous a rendu indispensables. Nous pouvons, par exemple, consulter de chez nous nos comptes bancaires et effectuer certaines opérations, rechercher, acheter et se faire livrer des livres ou des disques difficiles à trouver près de chez nous, réserver des billets de trains ou de concerts, téléphoner et même regarder la télévision.

En ce qui concerne le téléphone par Internet (dont on entend beaucoup parler), Puygiron est encore en zone non dégroupée, c’est-à-dire que les lignes ADSL sont à la charge de France Telecom. Les différents opérateurs utilisent donc les lignes existantes. Les débits fournis aux abonnés ADSL sont dons assujettis aux règles de France Telecom.

Il existe aussi des zones dégroupées. Dans ce cas-là, chaque fournisseur d’accès est libre de faire passer des câbles et de fournir l’ADSL aux débits qu’il souhaite.

L’avenir va dans le sens des zones dégroupées.

Actuellement les opérateurs (Wanadoo, Free, Neuf Telecom, etc…) communiquent énormément sur le « téléphone par Internet ».

Il est donc possible de faire passer ses appels téléphoniques par le modem de l’ordinateur. Ce système nécessite cependant la mise en place d’un deuxième numéro de téléphone (en plus du numéro de France Télécom) et d’accepter, lorsque le réseau est saturé, des problèmes de compréhension (communication hachée).

Pour les néophytes de l’informatique, la souscription à un forfait ADSL peut vite virer au cauchemar linguistique et technique. La connexion permanente au réseau nécessite l’utilisation d’antivirus et de protections sans cesse mises à jour (2 à 4 par semaine). De plus l’utilisation de   « routeur ADSL » (boîtier placé entre la ligne téléphonique et l’ordinateur) peut s’avérer rapidement indispensable. Son rôle est, entre autres, de bloquer les fichiers indésirables en agissant comme un filtre. Sans ces quelques précautions, le risque d’incidents plus ou moins graves est relativement élevé (piratages du disque dur, arrêt brutal de l’ordinateur, impossibilité de démarrer une application, etc …).

Si après avoir lu ces quelques lignes, l’ADSL vous tente, ne vous privez car mille et une choses sont à découvrir, mais, la proximité relative du monde virtuel, économique et communicant, n’a pas éloigné le monde réel, humain et vivant pour autant.

 

N. V.

Publié dans Le Giron n° 7 (janvier 2005)

 

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