Feuille(s) d'automne
Réjouissons-nous à Puygiron en ces beaux jours d'automne. Le village a échappé aux catastrophes qui ont bouleversé la vie des gens du Sud de la Drôme et des départements proches. Ici, les fortes pluies n'ont pas engendré de catastrophes, elles ont fait reverdir la campagne et les rosiers fleurissent.
On a vu les aquarellistes américaines qui, chaque année, viennent de Dieulefit dresser leur chevalet et peindre à petites touches les vieux murs et les plantes, la terrasse de la Cigale se remplir dès que le temps est devenu serein et les artisans des villages voisins exposer leurs travaux. Tout le monde a apprécié la grande qualité des expositions et le contact avec les artistes. L'absence de voitures, l'espace rendu aux piétons, la belle lumière, étaient pour beaucoup dans la réussite de ces journées. Le village en était transformé.
Une artiste du village avait eu déjà la bonne idée d'ouvrir au printemps son atelier au public avec beaucoup de succès, à l'enseigne de L'atelier du peintre. La cour du château garde les échos du quatuor néerlandais qui a enchanté le public venu écouter de la musique baroque. La cour de l'école, elle, résonne des voix gaies d'enfants qui ont fait leur rentrée. L'association des parents d'élèves a beaucoup de projets séduisants pour l'éducation et les loisirs, l'organisation du travail des enfants. On a envie de croire au paradis. Et pourtant comme partout il s'est passé des événements tristes, même s'ils sont inéluctables, en particulier le départ de Joseph Locatelli, l'un des patriarches du village, celui du curé Marcel Montredon qui a baptisé, marié et accompagné à leur dernière demeure de nombreux Puygironnais. On garde aussi le souvenir récent des élections avec le score du Front national comme d'un événement inquiétant mais cela n'est pas inéluctable. Et puis parmi les nouvelles du monde, la violence des guerres ou des troubles, le désengagement des USA à Johannesburg au Sommet mondial sur le développement durable, l'anniversaire du 11 septembre dont les images sont gravées dans les esprits. Heureusement que sur France-info, deux fois par semaine, on retrouve Michel Lis1