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Ensemble d'informations, de textes et d'images publiés par un groupe d'habitants du village de Puygiron dans la Drôme.

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Aventures jabronesques


       C'était les vacances de Pâques, le temps de la confession annuelle obligatoire, des oeufs en chocolat dans le jardin et surtout un avant-goût des futures aventures des Grandes Vacances, celles de l'été ; pour nous les citadins, Puygiron était le plus beau des terrains de jeu, nous avions nos murs d'escalades, nos mats de cocagnes, nos sentes secrètes par lesquelles nous semions les indésirables... Nous étions un clan, toujours aux aguets, arpentant notre royaume à l'affût comme des gardiens fidèles, prêts à défendre notre territoire de tout changement, de tout envahissement, nous en étions les maîtres invisibles.

       Cette année-là, l'esprit enflammé par la lecture de Jules Verne (les enfants du capitaine Grant, c'était nous) et à défaut de pagayer sur l'Amazone, nous décidâmes une reconnaissance des rives inconnues du Jabron grâce à une descente en canot pneumatique. C'est que, gonflée par les pluies printanières, notre petite rivière nous séduisait encore plus que lors de nos pataugeages estivaux. Il fallut d'abord attendre le moment propice afin d'extirper de la cave sans se faire remarquer notre engin de navigation qui ne sortait qu'une fois l'an lors du traditionnel séjour à Palavas-les-flots et dont la vue aurait sans aucun doute aiguisé la curiosité de nos parents, toujours inquiets quand il s'agissait de savoir à quoi nous occupions notre temps libre. Ceci accompli avec une discrétion digne du Club des Cinq, nous prîmes le petit chemin de la croix, direction le bois de Dave point de départ de notre expédition. C'est là qu'eut lieu l'embarquement et, il faut bien le dire, le chavirage de notre embarcation... À peine le troisième larron eut-il posé le pied dans le fond humide du bateau que celui-ci se retourna et nous jeta sans ménagement dans les eaux froides et glauques qui, Dieu merci, n'abritaient point de crocodile. Je portais pour ma part une robe en laine et d'épais collants de la même matière, ce qui n'était pas la tenue idéale en milieu aquatique, mais il était trop tard pour faire demi-tour et au moins le risque de couler n'était plus à craindre puisque cela venait de se produire. Nous mîmes au point une technique de dérivage, accrochés au bateau comme à une bouée et, à nous les rivages insoupçonnés !

       Ce ne fut pas rien d'éviter les racines plongeantes des palétuviers et les rochers affleurants. Des troncs de séquoias abattus par le dernier orage nous barraient la route et nous obligeaient à plonger parfois sans toutefois lâcher le canot, seul garant de notre survie dans cet univers mouvant. Heureusement, Tom Sawyer veillait sur nous.

       C'était magique de découvrir ces nouvelles plages, ces bosquets inhabituels à nos yeux, toute une nouvelle topographie à l'intérieur même de notre territoire familier, hélas notre moyen de transport ne comportait pas de possibilité de freinage et nous privait de toute exploration terrestre ! Le courant nous entraînait à toute allure et nous passâmes bientôt sous la passerelle qui reliait Puygiron au territoire ennemi de la Bâtie Rolland. Là, la rivière s'élargissait et se pacifiait, endormant notre vigilance...

       Soudain un bruit sourd survint, de plus en plus fort, à mesure que nous glissions au fil de l'eau, la vue devant nous se dégagea... Un précipice ? Des cataractes ? Mais oui, nos chutes du Niagara à nous, sous les impressionnants silos de la coopérative agricole ! Tout à nos découvertes, nous avions perdu le sens de l'orientation et inéluctablement nous allions tout droit à la catastrophe...

       Courageusement, mes deux compagnons regagnèrent la rive la plus proche à la nage tandis que moi résignée ou téméraire je restai et même m'installai dans le bateau en attendant... Le canot glissa doucement et suivit l'inclinaison de l'ancien barrage m'emportant vers les flots bouillonnants, d'où j'émergeai toujours assise et très digne sous les regards éberlués de mes deux comparses qui ce jour-là me crurent morte.

                                                                                                                                      D. P.

           Publié dans Le Giron n° 12 (juillet 2007)

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R
<br /> Je ne vois pas où est le lieu-dit "Jargenette" qui doit se trouver sur la commune de la Bâtie-Rolland (570m. au NE des silots...?). De ce côté ci, de grands monticules de terres ont été apportés et<br /> doivent réduire le bruit de l'activité des engins. Pour les souffleries et le bruit des tapis roulants, je ne peux pas vous répondre... Mi-novembre, je pense que l'activité de Top semence sera très<br /> réduite, voire arrêtée...<br /> Désolée pour cette réponse en mi-teinte... Cordialement, DR<br /> <br /> <br />
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S
<br /> c'est au lieu dit jargenette, à 570 metres au nord est des 3 silos<br /> <br /> <br />
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S
<br /> effectivement, une maison m'interesse:<br /> <br /> Lien :<br /> <br /> je dois la visiter mi novembre. j'espère (sic) que l'activité bat son plein encore pour juger du bruit.<br /> pensez vous qu'à cette distance, cela soit insupportable?<br /> merci pour votre avis<br /> <br /> <br />
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R
<br /> Effectivement, ce n'est pas rien... Je n'ai aucune idée du rayon d'émission. Nous l'entendons beaucoup sur le vieux village, côté, Ouest, Nord-Ouest (le bruit "monte"). Des amis habitant dans la<br /> plaine à environ 500 mètres à vol d'oiseau l'entendent et sont gênés quand l'activité est au plus haut. Voulez-vous investir dans la région ? DR.<br /> <br /> <br />
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S
<br /> merci pour votre réponse.<br /> en effet ce n'est pas rien.<br /> d'après vous cette nuisance rayonne jusqu'à quelle distance?<br /> A+<br /> Emmanuel<br /> <br /> <br />
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J
<br /> Effectivement, ce n'est pas rien... Je n'ai aucune idée du rayon d'émission. Nous l'entendons beaucoup sur le vieux village, côté, Ouest, Nord-Ouest (le bruit "monte"). Des amis habitant dans la<br /> plaine à environ 500 mètres à vol d'oiseau l'entendent et sont gênés quand l'activité est au plus haut. Voulez-vous investir dans la région ? D.R.<br /> <br /> <br />