Ensemble d'informations, de textes et d'images publiés par un groupe d'habitants du village de Puygiron dans la Drôme.
L'an prochain (2008), nous aurons le nouveau recensement sur notre commune, le premier du XXIe siècle. Nous devrions atteindre les 420 habitants.
En 1698 la population était de 172 habitants. En 1790, 215 habitants.


Ces deux graphiques nous donnent l'évolution de notre village au cours des deux siècles derniers. Nous pouvons noter un pic de 433 habitants en 1871 (période de la Commune à Paris), puis la population ne cesse de décroître, avec on peut le noter pendant la guerre de 14-18 une perte de 58 habitants et une stabilité pendant la deuxième guerre mondiale (1931,1946).
Nous parvenons, enfin en 1962, au chiffre le plus bas, 185 habitants, c'est alors que nous pouvons constater la remontée d'année en année avec un grand bond en 1975, une hausse de 84 habitants. La population ne cesse alors d'augmenter.
Les géographes expliquent ce fait par le repeuplement des campagnes françaises, par le développement de ce qu'on appelle des espaces périurbains. Ces espaces sont situés autour de la ville, pour nous Montélimar, ils sont encore parfois ruraux et connaissent d'importantes mutations démographiques, sociales, économiques et culturelles. Les habitants des espaces « urbanisés » sont appelés les rurbains, nouveaux ruraux, travaillant en ville. Cette nouvelle occupation de nos villages se traduit par des mouvements pendulaires, mouvement entre le lieu de travail et d'habitation.
En France, on note qu'un travailleur sur deux ne réside pas dans la commune où il exerce son métier. Allons-nous réussir à atteindre le cap de 433 habitants de 1871 ?
Selon les nouveaux critères de l'INSEE, Puygiron se situe aujourd'hui dans un « espace à dominante urbaine », espace composé d'un pôle urbain, Montélimar, de sa couronne périurbaine et de toutes les communes voisines dont au moins 40% de la population résidente active travaille dans un pôle urbain proche.
M. et D. J.
Publié dans Le Giron n° 12 (juillet 2007)